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Areni Agbabian: « Bloom »

La chanteuse et pianiste Areni Agbabian livre un deuxième album qui résonnera longtemps en nous, une fois les dernières notes jouées.

Accompagnée du talentueux percussionniste Nicolas Stocker, l’artiste américaine convie l’auditeur à plonger de plain pied dans ses origines arméniennes, combinant avant-gardisme, jazz et tradition, avec une subtilité étonnante, jouant constamment avec les silences, créant ainsi, des espaces entre lesquels l’imagination fait le lien.

Sur Bloom tout est légèreté, mais une légèreté chargée de tristesse et de mélancolie, de lumières rasantes et de fantômes flottants, de souvenirs flous et de mélodies éthérées, portés par des rythmes caressants aux pulsations raffinées.

Areni Agbabian impose en douceur son univers personnel à la beauté hypnotique, portant avec elle, l’histoire d’une femme tiraillée entre les mondes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, assemblant avec perspicacité un puzzle aux dimensions éparses, construit autour de combinaisons exquises et singulières. Sublime.

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9 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Adam Coney: « Pavilion »

Il y a quelque chose de touchant dans la musique d’Adam Coney, de par sa capacité à créer des ambiances ondoyantes et nuageuses traversées de dangers grondants.

Son deuxième album, Pavilion, développe une écriture et un langage qui lui sont proches, pris entre dark ambient orageux et accalmies circulaires. Adam Coney compose des titres aux allures de mantra pris de spasmes, toussant et crachant des mélodies s’arrachant d’une terre labourée à la force des mains, pour atteindre des cieux entrouverts par la tourmente d’une âme perdue dans le monde des hommes.

Adam Coney livre un opus surprenant, alternant vacillements et affirmation de soi, sauts dans le vide et escalade vers des cimes vertigineuses, donnant naissance à des titres chargés d’émotions à fleur de peau et d’émerveillement devant l’inattendu, croisant le chemin d’Arthur Russell et certaines oeuvres de Bill Frisell. Délicieusement audacieux.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Orson Hentschel: « Antigravity »

Antigravity voit Orson Hentschel faire corps avec ses sensations intérieures, où recherche sonore rime avec capacité à laisser derrière son passé, pour plonger vers un futur incertain recélant de ressources inconnues.

L’artiste a toujours eu un certain goût pour les atmosphères rythmées, capables de révéler des anti-mélodies axées sur l’expérimentation et la perception. Antigravity crée des espaces fluctuants aux motifs répétitifs, drones traversés de douces saturations où se croisent fragilité poétique et rudesse électronique, images brouillées et déséquilibres mentaux.

L’artiste exploite les ressources qui sont à sa portée, composant une oeuvre minimaliste à la puissance souterraine, faisant voyager les vibrations sur des murs élastiques aux architectures rigides. Le basculement de ville, passage d’un espace à un un autre, est le fil conducteur de cet album aux nuances urbaines, abandon d’acquis pour s’adonner au plaisir du vide et de la page blanche. Hypnotique.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Gemma Ray: « Psychogeology »

Gemma Ray est une chanteuse originaire de l’Essex au Royaume-Uni mais  elle vit depuis plusieurs années à Berlin où se trouve son propre studio. Très prolifique, elle sort aujourd’hui son 8ème album en 10 ans, une disque marqué par ses voyages et une atmosphère Folk gothique, aux touches rétro, particulièrement captivante.

Il y a quelque chose qui rappelle Ennio Morricone dans ses chansons, comme « Death Tapes » qui serait un morceau parfait pour un western. Le résultat est un enivrant voyage aux arrangements d’orgue et de cuivres qui confèrent à Psychogeology  une touche particulièrement épique.

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8 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Qasim Naqvi: « Teenages »

Qasim Naqvi est connu comme batteur du groupe Dawn of Midi mais, lorsqu’il n’officie pas dans le groupe, ia réalisé des bandes-sons intrigantes en tous genres mais jamais publiées sous forme de un véritable album. Celui-ci paraît enfin « officiellement » et il se nomme Teenages.

Le ompositeur américano-pakistanais nous entraîne dans des contrées minimalistes où les influences ambient sont mises en avant. C’est à coup de loops hypnotiques et de sonorités électroniques laissés en plan qu’il nous accueille, que ce soit sur l’introduction nommée « Intermission » ou bien même « Palace Workers » et « No Tongue ».

On a l’impression que ces bidouillages tentent de communiquer avec nous, l’auditeur et peut aussi bien impressionner que frustrer que ce soit sur « Mrs 2E » ou sur le véritable titre de gloire de 18 minutes que « Teenages » constitue et qui clôt ce bien curieux premier opus.

**1/2

8 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Tom Terrien: « From To »

Découvert en 2016 avec l’album 10 Years ce pianiste de formation avait décider, après avoir évolué dans le jazz, d’aller vers les musiques électroniques pour créer des choses assez audacieuses et vraiment originales.

Avec cette nouvelle production, Tom Terrien reste dans le même tempo avec peut-être des musiques plus sombres, plus abstraites, plus denses… mais sans rien perdre de son originalité, et avec toujours ces influences jazz ou modern classical qui rejaillissent ici et là.
Un album en forme de voyage dans les profondeurs que l’on vous invite à faire sans tarder.

***1/2

5 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , | Laisser un commentaire

Lee Fields & The Expressions: « It Rains Love »

À 68 ans, Lee Fields tient ferme la barre d’une Soul aussi rythmée que variée qui montre une

fois de plus tout son potentiel sur ce nouvel album délicieux.

Découvert pour beaucoup il y a quelques années en même temps que feu-Charles Bradley, le new-yorkais régale en compagnie de son groupe The Expressions avec des chansons parfaites, gorgées de mélodies suaves superbement mises en valeur par la production de Leon Michels (Aloe Blacc, Lana del Rey, Beyoncé…). Un régal, on peut vous le dire.

**1/2

20 avril 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

My Disco: « Environement »

Le trio australien Myy Disco publie ici son cinquième album, le bien nommé Environment. Les percussions métalliques prennent l’espace de manière rampante, laissant échapper un ronronnement enseveli, qui n’est pas sans évoquer les forces souterraines d’entités envoutantes.

Environment s’approprie la notion d’immensité, de par sa capacité à créer des atmosphères ouvertes sur un cosmos à la profondeur sombre et indicible.

 

On est balancé par les murmures venant se fracasser sur des murs sculpturaux aux bras de matière vibrante, flirtant avec les décharges électriques de Pan Sonic et les dérives épiques de Einstürzende Neubauten, le fantôme de Suicide parcourant l’arrière-plan avec discrétion mais signifiant habilement sa présence. Ici le temps s’habille de silence et de poussière, de minimalisme et d’énergie noire. Captivant.

***1/2

18 mars 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Clever Austin: « Pareidolia »

Pareidolia est le premier album du producteur multi-instrumentiste et batteur Clever Austin. Peu connu dans nos countrées, cet Australien propose un premier opus bourré de trouvailles et d’inventivité dans un esprit de liberté qui vise à amalgamer univers electronique et hip-hop.

Le disque est à mi-chemin entre ces divers registres à aui il ajoute des éléments de folk, de funk et de musiques de films 70’s, le tout dans une production lo-fi assez délicieuse. Une première sortie qui est un coup de maitre !

***1/2

17 mars 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Lewsberg: « Lewsberg »

Cette petite et bien jolie découverte nous vient des Pays-Bas et elle se nomme Lewsberg, un groupe que, soniquement,  on jurerait tout droit revenu du New York de la fin des années 60.

Avec ses faux airs de Velvet Undergroud, le quatuor envoie un son rêche et sans fioriture à travers 9 morceaux terriblement accrocheurs qui auront vite faire de séduire.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire