No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Fibonacci: « Forever »

Fibonacci pratique un mélange de genres quelque peu atypique dans la mesure où on passe aussi bien de l’ambient (voire dark ambient), à une bedroom pop cotonneuse, proche de la vaporwave comme si elle était réssucitée d’entre les morts, pour finir par d’anxiogène plage de drones.


Ce mélange avec son coté fourre tout est loin de déplaire tant il trouve sa place et se mélange parfaitement dans un ensemble cohérent de rêveries lucides et cette puissance évocatrice qu’a la musique à nous faire voyager hors du temps.

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2 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , | Laisser un commentaire

Plague Vendor: « By Night »

Les énervés  de Plague Vendor sont de retour avec un troisième album toujours chargé d’attitude punk, de riffs noisy et d’énergie alternative. Ce By Night est une jolie petite claque dans les tympan mais, malin, il ne se contente pas de ça. Le quatuor y injecte quelques effets mémorables (« Let me High / Low » et son delay en sont un bon exemple), des influences post punk (une certaine rigidité d’exécution), des traces grunge, et… du groove. Et tout ça fonctionne parfaitement bien ensemble, aboutissant à un album très court, mais qui réussit à donner à l’auditeur l’envie de remettre le couvert.

Plague Vendor donne à ses titres la chance de respirer, ne se cantonnant pas à un schéma couplet-refrain classique. Et son air désinvolte est un faux-semblant ; pour produire une musique aussi brouillonne en apparence que percutante à chaque assaut, ces gars-là en ont sous le cerveau et ont travaillé d’arrache-pied pour un album qui fait mieux que tenir la route.

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1 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

8 Boys: « Dudu »

En 2017, B Boys avait fait une entrée fracassante avec leur premier album Dada. Depuis, le groupe new-yorkais a su, de suite, imposer son style rugueux et implacable qui est devenu une véritable marque de fabrique pour lui. Ainsi, après le Dada vient le Dudu puisque ainsi est nommé son opus suivant.

Une fois de plus, B Boys reste dans sa zone de confort avec leur post-punk bien nerveux et incisif. Et le trio de Brooklyn ne perd pas le nord à travers des titres claustrophobiques allant de l’introductif « Cognitive Dissonance » à « Can’t Stand It » en passant par l’urgence digne de Parquet Courts ou de Preoccupations sur « Closer » et « Ceremonies of Waste » ou bien encore « Another Anthem » et « On Repeat ».

Entre épopées dignes de The Clash de la belle époque sur « Automaton » ou d’autres plus sombres avec « Instant Pace » et « Asleep/Awake », B Boys fait parler ses frustrations et angoisses perpétuelles. Dudu atteinda son sommet sur « I Want » qui convie Veronica Torres de Pill mais ne s’éloigne jamais de sa trame habituelle. De la détermination au niveau des compositions bien explosives de ce second album, tel est le dada du trio de Brooklyn.

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1 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Rod Modell: « Captagon »

Les beats de Rod Modell tournent autour de 140bpm sur son début en solo, Captagon. Auparavant, l’artiste nous avait gratifiés d’un Autonomous Music Project qui avait également allègrement franchi cette même barre de son avec une musique rappelant  les années 90, époque où le haut du pavé était occupé par Monolake, Matrix et Erosion (T++), à savoir une musique techno profonde et hypnotique.

Cette approche se veut ici comme une bouffée d’air frais et d’énergie qui, en boostant ainsi le tempo, sert à véhiculer sentiment d’urgence qui nous sortirait de notre rêverie pour nous entraîner vers une belle tranche de mysticisme mâtiné d’aérobique.

Si on ajoute des références ces claires à la scène de Detroit, la manière sont Modell s’empare de ces dynamiques subaquatiques place automatiquement la barre de Captagon au plus haut et fait de ce nouvel opus la meilleure production qu’il a réalisée depuis un bon nombre d’années.

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30 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Dave Keuning: « Prismism »

Le guitariste de The Killers, Dave Keuning, se lance en solo avec un premier album intitulé Prismism et il décide ici d’explorer de nouveaux territoires musicaux. Keuning va surprendre par sa versatilité musicale qui permet de le voir naviguer sur des terrains new-wave et autres inspirations 80’s avec des morceaux calibrés à l’image de « Boat Accident » en guise d’introduction mais également « The Queen’s Finest » et « I Ruined You ».

On est presque étonné d’entendre un Keuning à la hauteur de sa forme avec des titres diversifiés tels que « Ruptured », « If You Said So », « Restless Legs » qui voient le guitariste divertir son auditeur en diversifiant son répertoire.

Entre accents électro sur le morceau-titre et allures plus électriques avec « High Places » et « Broken Clock », il n’y a qu’un pas et il sait le franchir avec aisance. Pour un premier album, Keuning sait comment satisfaire sa fanbase et changer l’image qu’on a de son combo d’origine.

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29 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Chain Wallet: « No Ritual »

Chain Wallet est un groupe venu du Bergen en Norvège qui redonne ses lettres de noblesse au shoegaze et à la dream-pop des années 1980 comme l’atteste ce second album, un No Ritual composé de dix morceaux, dans lequel le trio norvégien marche sur les pas de son précédent et éponyme opus. Il sera impossible de ne pas penser à du Depeche Mode ou du Echo & The Bunnymen à l’écoute de titres doucement planants allant de l’introductif « Lost Somewhere » à « Knowing Eyes » en passant par les rêveurs « Ride », « Closer » et autres « Liminal ».

Il ne fait aucun doute que Chain Wallet est du genre à vouloir se démarquer de la concurrence dominée par des groupes comme Wild Nothing et Motorama. No Ritual arrivera à se singulariser comme il se doit avec un disque qui sent bon les années 1980 et la nostalgie à plein nez.

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25 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Mannequin Pussy: « Patience »

Il existe deux catégories de groupe de rock alternatifs : ceux qui alimentèrent longtemps les « College Radios » américaines –fort nombreux – et les autres, ceux qui ont quelque chose à dire et qui savent imposer leur identité dans ce sous-genre hyper balisé.

Brut de décoffrage, Mannequin Pussy fait partie de cette seconde catégorie. Avec des titres courts et puissants sur lesquels l’urgence est reine, le combo de Philadelphie nous livre un album féroce exécuté pied au plancher. Si vous avez aimé les premiers albums de Hole, ce disque sera fait pour vous.

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21 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Brisa Roché: « Low Fidelity

Le précédent opus de Brisa Roché, Father, était sson album le plus intime et le plus dépouillé. Le choix de la simplicité semble lui avoir plu, puisqu’elle revient aujourd’hui avec un disque intitulé Low Fidelity, titre on ne peut plus judicieux tant car il sonne si il avait été fait à la maison.

Sans prétention mais inspiré, l’Américaine dévoile une collection de chansons charmantes, poétiques et volontairement imparfaites pour mettre en avant ce qui lui tient le plus à cœur : un art du songwriting qui se veut le plus authentique possible.

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21 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Heron: « Sun Release »

Originaires des régions sauvages de Pennsylvanie, ce quartet instrumental a apporté une bouffée d’air à la scène post-rock avec une musique aux atmopshères fraiches et montagneuses sur son premier album, You Are Here Now. Dès le début, on y a, en effet, discerné un penchant pour l’invention mélodique, une énergie infectieuse et des arrangements exaltants ; une somme de travail qui s’est manifestée par une tatention admirable aux notions de nuances, d’espaces, de tonalités et de textures.

Sur ce nouvel opus, les musiciens se sont appuyés sur ces solides fondations pour établir de nouvelles dynamique dans une structure compositionnelle encore plus solide, raffinée et démonstrative

Sun Release est un collection de superbes compositions post-rock, dont chaque composant peut se singulariser des autres tout en maintenant un flux narratif qui les englobe tous et fournit une merveilleuse synhèse d’écoute.

***1/2

20 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Joey Cape: « Let me Know when you Give up »

Joey Cape a commis de nombreux albums et il est dommage que ce soit inversement proportieonnel à sa renommée. Plutôt axé qur la pop-punk, il nous livre ici un opus acoustique surprenant mais pas désagréable. Le songwriting y est classique mais épanoui et les compositions pop folk passent comme une lettre à la poste.

Style simple et classique meis éprouvé, l’artiste a affiné ici son écriture et il a appris à faire cohabiter l’acoustique à des influences plus rock réminisentes de son engagement punk.

Un album sans trop de temps morts et qui va à l’essentiel ; l’immédiateté et l’accessibilité, ces choses qui sont la fibre de la musique populaire et auxquelles nul n’est prêt à renoncer.

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18 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire