No BS: Just Rock & Roll!

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The 69 Eyes: « West End »

The 69 Eyes revient donc trois ans après un plutôt correct Universal Monsters avec, sans doute, la désir de pour perpétuer sa recette de rock gothique efficace et fédératrice. On sent chez eux une volonté un peu plus affirmée de renouer avec la formule qui avait fait leur succès au début des années 2000, à savoir un rock gothique légèrement métallique, très accessible et volontiers kitsch, tous synthés dehors. Il suffit d’écouter le premier extrait de ce West End, « 27 & Done », ou l’accrocheur « Black Orchid » pour constater combien les réminiscences des « The Chair » et autres « Brandon Le » » éclipsent ici les couleurs plus hard rock qui caractérisaient une bonne part de leur écriture depuis l’album Angels (2007). Difficile de parler d’opportunisme sachant que ces douceurs poppy goth, consœurs un brin plus racées que celles de HIM, n’ont plus le vent en poupe depuis un certain temps déjà ; mais 69 Eyes semblent décidés à remettre le genre sur le devant d’une scène dont ils représentaient et représentent toujours les principaux chantres (« Change », « Death & Desire » ». Pour autant, ils ne renoncent pas au roll, quand bien même ils appuient davantage le goth, notamment en fin d’album. On retrouve les riffs musclés et les gros chorus (« Outsiders », « Cheyenna » », « The last House on the Left » », ou un feeling plus bluesy (« Hell has no Mercy »).


L’ensemble, indéniablement efficace et conçu pour cartonner (les duos avec Dani Filth, Wednesday 13 et Calico Cooper en témoignent),
cela donne, toutefois, l’impression, au final, de ne pas savoir exactement où se situer, ni par quel angle aborder sa recette pour séduire le plus de monde possible. Heureusement, la voix de crooner goth de Jyrki 69 et la production léchée homogénéisent un disque de facture honorable, qui plaira aux adeptes et donnera du grain à moudre aux éternels détracteurs de ces sympathiques corbeaux qui jouent insolemment avec les clichés teen de la goth culture 90’s

***1/2

 

20 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Bethlehem Steel: « Bethlehem Steel »

Il y a plus d’un an, on avait fait connaissance evec un combo venu tout droit de Brooklyn répondant au nom de Bethlehem Steel avec un troisième album nommé Party Naked Forever. Le groupe est mené par Rebecca Ryskalczyk au chant et à la guitare était du genre à dresser le panneau d’alerte à coup de compositions féroces ; son quatrième album prolongera cette même optique.

À travers ces dix nouvelles pièces, le groupe de Brooklyn continue à perpétrer le chaos qui les entoure et le fait avec distinction. Il suffit d’entendre le titre d’ouverture nommé « Sponge » pour prouver que Bethlehem Steel n’a rien perdu de sa verve avec sa montée en puissance qui prend aux tripes tandis que Rebecca Ryskalcyzk arrive à jouer avec nos émotions. On peut en dire autant pour d’autres titres beaucoup plus directs avec « Govt Cheese » et « Empty Room ».

Des moments incongrus peuvent survenir quand on s’y attend le moins ; ce sera le cas notamment à l’arrivée d’un violoncelle sur « Couches » qui comprend un crescendo démentiel tandis que la chanteuse et guitariste ne mâche pas ses mots acérés, oucelle d’un saxophone sur « Bad Girl » qui condamne la toxicité masculine. La véritable force de cet opus restera Rebecca Ryskalczyk qui joue le rôle de chef-d’orchestre menant le groupe là où elle veut mener. On citera la pièce maîtresse « Not Lotion » où elle clame la validité de ses émotions, et, à pârtir de ce moments, les instrumentations se feront de plus en plus denses et le chaos de plus en plus noir.r.

On citera d’autres moments de bravoure comme « Read The Room » et « Four Aliens » qui montrent un sacré potentiel de la part de Bethlehem Steel. La conclusion des plus sombre la bien-nommée « New Dark » où elle imagine retrouver son harasseur sur sa route et lui rappeler ses errances. Avec ce nouvel album, le quatuor de Brooklyn arrive à coucher sur papier et en musique leurs préoccupations les plus sombres et à en faire un incroyable et impeccable brûlot.

***1/2

20 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Tiger Army:  » Retrofuture »

Tiger Army fait dans le psychobilly, du moins du temps de ses deux premiers albums. La suite n’a pas été à la hauteur du renouveau que les Californiens apportaient au genre, aussi ce sixième opus risquait de ne pas avoir droit de cité.

L’écoute renforce ce sentiment de déception tant le répertoire du groupe est plutôt mou du genou ; ainsi, « Prelude : tercio de muerte » ne pourrait moins mériter son nom. Pas le moins du monde menaçant, il se contente d’amener un riff des plus classiques vers une conclusion un peu plus enlevée mais pas enthousiasmante pour autant.

Apres « Beyond the Veil » et « Last Ride » l’ambiance retomnera tout comme sur un « Valentina » sans fièvre. « Death Card » nous fera croire à un léger sursaut, tout comme « Sundown » qui donnera le change. « Eyes of the Night » est le titre le plus psycho, mais pas le meilleur et « Mi Amor la Luna », sera l’habituelle ballade latin rock. Le tout est cliché et, au même titre que linstrumental « Night Flower », soporifique. On dit que la chance ne sonne pas plusieurs fois à la même porte ; on pourrait craindre ici que Tiger Army ait presque totalement épuisé ses jetons.

**

20 septembre 2019 Posted by | Chroniques qui gueulent | | Laisser un commentaire

Cultdreams : « Things That Hurt »

Things That Hurt fait partie de ces albums qui ne fait pas mentir son titre ; tout y est incandescent mais dans le spectre de l’ultraviolet. Et si la doulour ou ma violence y sont prégnantes elle est si gravée qu’elle en devient larvée, mentale, psychique plutôt que physique.

Things That Hurt est une ode au désespoir latent, la célébration d’une existence de déceptions et de frustrations mises en musique avec talent. Pour tout ceux qui aime le chant emo, mâtiné de shoegaze, de post punk, et d’un poil de grunge et qui fraient dans le segment de la désillusion.

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20 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Loscil: « Equivalents »

Revenu à une formule en solo, après plusieurs disques sur lesquels il était accompagné d’autres musiciens, Loscil nous livre un nouvel album qui intervient alors que nous avons encore en mémoire le très bon concert donné à Nantes, dans le cadre du Festival Soy en novembre 2017. Pour Equivalents, le Canadien est à nouveau parti d’une source artistique tierce puisqu’après un film de Philip Glass, ce sont des photographies d’Alfred Stieglitz qui l’ont ici inspiré. La série de clichés qui donne son nom à l’album saisissait des nuages et de la fumée, ce qui a conduit Scott Morgan à composer huit morceaux majoritairement constitués de nappes superposées, formant des atmosphères ombrageuses et assez denses.

Avec des titres agissant dans la durée (six minutes et trente secondes de moyenne), Loscil parvient à faire évoluer ses créations mais celles-ci manquent malheureusement, sur la distance, de relief, comme si elles paraissaient trop plates, carencées en cadences et trop pauvres en variation. Certes Scott Morgan accueille-t-il quelques vocalises féminines qui permettent de diversifier un peu son propos (« Equivalent 6 »), comme peuvent le faire aussi les touches de clavier perlant ici ou là (« Equivalent 8 »), mais le manque de rythmiques se fait néanmoins patent.

Alors, en soi, non n’a rien contre les disques arythmiques, mais, sachant ce dont le Canadien est capable, il apparaît presque bridé sur Equivalents. Peut-être faut-il y voir une forme d’exercice de style, un pas de côté entre deux propositions plus ouvragées et plus riches instrumentalement.

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20 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Your Smith – Wild Wild Woman

La musicienne Caroline Smith officie sous le pseudonyme Your Smith et possède un sacré univers musical. Baignant entre indie pop et R&B, la native de Minneapolis qui a déménagé à Los Angeles continue son bonhomme de chemin avec un nouveau mini album intitulé Wild Wild Woman.

Composé de cinq titres, Your Smith s’offre les services de Tommy English à la production (Kacey Musgraves) ainsi que d’Alex et Alex, Captain Cuts et Ethan Gruska (Pheobe Bridgers) afin de peaufiner son son.

La musicienne est de nouveau dans son élément avec des titres résolument pop comme « Man Of Weakness » en guise d’introduction mais également « In Between Plans » et « You Could’ve Tell Me ». Mélangeant passé, présent et futur, elle sait incarner l’essence d’une époque avec ce second opus indescriptible et captivant.

***1/2

20 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Dux Louie: « Tonight in Neon Moon City »

Dux Louie est un jeune groupe qui nprésente ici son deuxième disque. Agé d’à peine un an, le quintette pratique un style qu’on imagine mal sortir d’Allemagnes a terre originellle ; le surf rock. Bien sûr, il aurait pu se contenter de se la jouer revival. D’autres le font très bien sans que je ne trouve quoi que ce soit à leur reprocher. Mais ses membres le coupent à l’indie rock et à la lounge pop.

Ceci aboutit à huit titres inégaux mais sympathiques. Ce disque sonne un peu comme un disque de branleur, mais c’est le genre qui veut ça. Et si on ne ressort pas complètement sous le charme, il est inutile de nier le savoir-faire du combo et on ne peut que les encourager à continuer dans ce sens, tout en y mettant n peu plus de conviction et d’énergie.

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20 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Chastity: « Home Made Satan »

Brandon Williams est de retour avec son projet Chastity qui lance un deuxième album en deux ans. En 2018, la formation avait proposé Death Lust, son premier album qui tirait des influences des Deftones et du rock emo plutôt artistique. Ses paroles racontaient les tribulations d’un jeune homme issu d’une banlieue canadienne.

Chastity en remet sur Home Made Satan, mais prend cette fois une avenue un peu plus pop pour livrer ses chansons. Ce qui ne veut pas dire que les moments bruyants sont complètement absents de cet album, mais c’est beaucoup moins lourd que le précédent.

« Sun Poisoning » est, à vet égard, un excellent exemple d’une certaine lourdeur rock que Chastity réussit à conserver tout en livrant le tout avec une sensibilité pop accrue. Ce qui n’est pas le constat qu’on fait sur « Flame »s alors que le côté indie-rock et pop prennent entièrement le dessus. Par contre, la mélodie de Williams est franchement efficace. Même son de cloche du côté de l’excellente « The Girls I Know Don’t Think So ». Celle-ci est un appel à l’ouverture d’esprit et à un peu plus de douceur entre les humains.

On retrouvera les thèmes qui lui étaient déjà chers sur Death Lust. La bataille constante contre l’anxiété, la quête du bonheur quasi impossible et la condition humaine en général. Il se fait aussi acerbe sur « Dead Relatives », une pointe directe à la droite conservatrice.

Last Year’s Lust est une pièce sur le combat contre la peur d’être soi-même et une célébration du besoin de prendre du temps loin du reste de la société. Au final, ce qui semble primé un peu partout sur Home Made Satan, c’est cette idée de besoin individuel et de respect de soi. Chastity est un artiste à surveiller si vous aimez le rock emo.

***1/2

20 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Puddle Of Mudd: « Welcome To Galvania »

Welcome To Galvani marque le retour en studio pour les Américains de Puddle Of Mudd. Les anciens protégés de Fred Durst (Limp Bizkit) n’avaient rien produit depuis plus de dix ans. Accusés de playback, cumulant les déboires avec la justice, l’idée d’un nouvel opus semblait être de plus en plus compromise.

Come Clean (2001) s’était imposé dans l’univers neo metal de l’époque grâce à ses influences grunge très marquées. Une voix proche de celle de Kurt Cobain, un chanteur tourmenté, des riffs simples et efficaces en plus d’une énergie très metal. Musicalement, le groupe maintient le cap du grunge, oscillant entre Nirvana et Alice In Chains.

« Go To Hel » et « Diseased Almost » renouent avec les recettes gagnantes de Puddle Of Mudd. Des riffs assez lourds et une mise en avant de la voix éraillée de Wes Scantlin. Une voix qui atteinda son sur le refrain de « Just Tell Me ».

« Kiss It All Goodbye » se veut dans la lignée du cultissime « Blurry »; des influences bluesy et grunge pour une ballade comme Puddle Of Mudd sait en faire mais pas avec une émotion aussi forte que par le passé.

Si le groupe ne surprend pas, il se veut rassurant sur sa capacité à continuer de composer des titres efficaces. Il est vrai que ceux-ci sont mis au service du combat de Wes Scantlin contre les démons de son passé semble être le thème principal de l’album. Ses frasques n’ont cessé de défrayer la chronique ces dernières années. Accusations de possession de cocaïne, arrestation pour ivresse publique, vandalisme sur un carrousel à bagages dans un aéroport, etc. La liste est longue, le chanteur ne s’en cache pas.

Le premier « single » « Uh Oh » accroche l’oreille par son côté nonchalant aux relents country. Les lignes de chants faussement naïves, associées à des riffs assez lourds, cachent un texte plutôt sombre. Scantlin fait part de son combat contre l’addiction et de ses conséquences sur une relation romantique.

Avec « Slide Awa », Scantlin retracera les défis de ces dernières années et la difficulté de les dépasser pour continuer d’avancer. « You Don’t Know» fera , ensuite, ressortir le sentiment d’impuissance ressenti avec l’enchaînement de ces évènements. Chaque morceau reflètera ainsi une tranche de vie, une réflexion sur ce qu’il a vécu, avec en filigrane une volonté d’aller mieux. La mélancolie du passé se confronte à la résignation du présent pour un résultat assez probant.

Welcome To Galvania marque le début d’une nouvelle ère pour Puddle Of Mudd. Il ne réinvente pas les codes mais il reste efficace. Près être reparti avec un ndifférent line-up et un autre label ce sera peut-être l’occasion d’un nouveau départ.

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19 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Faim: « State Of Mind »

Depuis la sortie de leur E.P. Summer Is A Curse ( 2018), The Faim a fait un bon bout de chemin. Entre changement de musiciens et explosion sur la scène musicale internationale, les Australiens ont (tout de même) trouvé le temps de s’enfermer en studio et de sortir leur premier album, State Of Mind.

Le groupe ne réinvente pas la roue mais il a le mérite de remplacer ce manque d’originalité en mettat dans ce disque mettre beaucoup de cœur et de sincérité.

Le disque nous livre ainsi dix titres puissants et bien produits, remplis de jeunesse et de fougue. Les influences de Fall Out Boy ou Panic! At The Disco sont relativement bien digérées (hormis sur « Buying Time » qui, malgré son influence manifeste des groupes sus-nommés, est l’un des meilleurs morceaux du disque).

Les thèmes abordés ne sont pas novateurs non plus mais ils restent pertinents et traités avec profondeur et sensibilité : une relation compliquée père-fils avec la ballade « Where The River Run ”, des histoires d’amour contrariées avec « Hunman » ou les tribulations d’une jeune fille perdue avec “Amelie”. Ils sont en tout cas traités avec beaucoup de profondeur et de sensibilité.

La musique est bien exécutée mais manque parfois de finesse ou d’inspiration et les envolées lyriques ne sont pas toujours crédibles. Résultat mitigé donc pour ce « debut album » qui dispose de bases solides qu’il pourra, espéreons-le pour lui, mieux entreposer dans le futur si il parvient à nourrir nore curiosité.

**1/2

19 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire