No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Angel Du$t: « Pretty Buff »

En 2016, Angel Du$t avait fait paraître un second album nommé Rock The Fuck On Forever. Ce groupe punk-rock originaire de Baltimore avait été remarqué pour ses compositions bruts de décoffrage. Trois années se sont écoulées et les voici beaucoup plus assagis avec un successeur nommé Pretty Buff.

Sur ces treize morceaux Angel Du$t a décidé de mettre la pédale douce que ce soit sur le titre d’ouverture, « No Fair », ou encore « On My Way », « Biggest Girl » ou « Push ».

Les riffs se font plus soft mais les rythmiques fusent toujours à 100 à l’heure et l’ambiance se veut plus pop-punk. Les titres ne dépassent jamais les 3 minutes ; juste ce qu’il faut pour remplir leurs contrats.

Angel Du$t a décidé de dévoiler un côté doux mais toujours aussi énergique ; on pourra en juger sur écoutes de « Bang My Drum », « Want It All » et autres « Where I Am ». Conclure de manière plus nuancée avec un « Take Away The Pain » auréolé de cuivres lui permet de se faire entendre et de terminer sur la proverbiale, et bienvenue, bonne note.

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24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Nanami Ozone: « No »

En 2016, Nanami Ozone imprima sa patte sur l’underground américain avec un premier album Desire. Le quatuor composé du tandem vocal Sophie Opich et Corson Miller est du genre à mêler grunge et dream-pop au plus bel effet. Depuis , le groupe de Phoenix revient mettre les choses au clair avec leur second album intitulé No.

Nanami Ozone se veut être un croisement entre Dinosaur Jr. et My Bloody Valentine et ils réussissent plutôt bien dans cette voie. Entre les riffs fuzzy et distorsions grungy qui contrastent avec les interprétations atmosphériques, le quatuor arrive à concilier ces deux univers différents avec des morceaux efficaces comme l’introduction « Sidewalks » qui pose les bases de façon solide mais également « Alone Too » et « Affection ». On pourra en dire la même chose en matière d’intensité avec « Something To You » et « The Art Of Sleeping In ».

Le seul reproche que l’on peut faire sur ce No, c’est tout simplement les voix du duo Opich/Miller qui se perdent parmi tout ce capharnaüm musical. Le résultat est flagrant sur des moments bien noisy comme « 3 Mile Drive » par exemple. Toujours est-il que Nanami Ozone possède une bonne alchimie et le crescendo de « Make It All Right (Damage) » en est la preuve concrète. Avec ce second opus, le groupe de Phoenix sait mêler douceur et violence, l’atmosphérique et l’étouffant, l’harmonieux et le noisy ; ce sera donc un « yes » plutôt qu’un « no ».

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24 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Low Life : « Downer Edn »

Idles est devenu un des groupes majeurs en matière de punk actuel. Pourtant, on fait toujours l’impasse sur leurs voisins australiens qu’est Low Life. En effet, le groupe originaire de Sydney avait fait forte impression avec leur premier album Dogging en 2016 qui était un pur condensé de post-punk abrasif. Cette année, ils retentent l’expérience avec leur successeur nommé Downer Edn.

Une fois de plus, Low Life tape dans le lard avec leur post-punk bien tranchant incitant à la disruption. Il n’y aura qu’à juger les écoutes des fuzzy « The Pitts », « 92 » ou bien même « Rave Slave » qui envoient du lourd avec ses riffs agressifs, ses rythmiques tapageurs qui sont contrastées par ses synthés aux saveurs new wave.

Un soupçon d’originalité les démarquera tout au long de ce Downer Eden avec « Gabberton » où la voix passée à l’auto-tune de Pitch Tolman arrivéré à s’insérer dans ce décor menaçant ou même sur « Warrior»,, qui incite au chaos et à la confusion.

Avec ce second album, Low Life a créé la bande-son parfaite pour en découdre avec le gouvernement et autres autorités. Comme Idles, les Australiens arrivent à captiver la rage d’une génération dépassée par les dérives socio-politiques et le font avec précision.

***1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Uranium Club: « The Cosmo Cleaners »

Ce groupe originaire de Minneapolis est sorti des sentiers battus avec un album paru en 2017 nommé All Of Them Naturals sur lequel peu ont pu mettre la main. Les voici de retour avec un nouveau disque intitulé The Cosmo Cleaners.

La raison pour laquelle Uranium Club étonne par son originalité est tout simplement parce que le groupe arrive à mêler post-punk, art-punk, protopunk ou bien même new wave. Et cette fusion musicale des plus improbables se fait entendre sur des titres complètement excentriques mais redoutables comme l’entrée en matière nommée « Flashback Arrestor ».

Impossible de ne pas penser à du Television par moments avec des morceaux comme « Michael’s Soliloquy » et « Man Is The Loneliest Animal » qui s’avère notable pour son introduction lancinante avant de partir sur des chemins effrénés ou au courant plus « post-skate » sur « Grease Monkey » et « Geodesic Son » aux riffs ravageurs.

Il n’y a aucun répit d’annoncé pour ce nouvel album d’Uranium Club tant le groupe de Minneapolis possède un flot d’idées. S’achevant sur un « Interview With The Cosmo Cleaners » d’une durée de 11 minutes, il ne fait aucun doute sur leurs intentions : nous proposer du contenu direct, efficace et complètement addictif.

***1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sarah Lenka: « Women’s Legacy »

Pour Sarah Lenka, l’idiome convenu c’est le jazz, pourtant de jazz il n’est pas vraiment question ici. Ella a commencé par se frotter au trip hop et au folk. Et ça s’entend dans sa manière de chanter, finalement plus pop que jazz. Women’s Legacy est certes assez feutré et caressant, langoureux parfois…

Mais il porte aussi des couleurs assez blues. Et pour cause ; ce troisième album réinterprète des chants de femmes esclaves : le résultat d’un héritage non écrit, transmis de voix en voix, sans qu’une école d’écriture musicale, qu’aucun code ne vienne délimiter ou restreindre la portée du message. Alors folk, blues et jazz se partagent la vedette ici, genres auxquels la voix légèrement éraillée et folk / soul de Lenka apporte de la douceur.

C’est donc un hommage tout en sobriété. Les chansons ne parlent pas d’oiseaux qui chantent mais ça ne signifie pas que ce disque est lugubre, juste suffisamment sombre pour nous éveiller, voire même nous réveiller nous restituer à nouveau cette disposition qui devrait être pérenne : se montrer aux aguets.

***1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Reignwolf: « Hear me out »

Formé en 2012, Reignwolf sort en ce début d’année 2019 son premier album. Il faut dire aussi que ce premier disque est très attendu par l’ensemble des gens qui les ont découvert. Parce que la façon dont ils ont été découvert est particulière : le groupe, sans disque en poche, a tourné en compagnie de Black Sabbath. Alors on peut se douter qu’il y a quelque chose dans leur musique qui les place au-dessus de la mêlée. Et c’est le cas. Reignwolf pratique un rock gras, heavy, énergique et accrocheur. Cependant, Hear me out ne se contente pas d’enchaîner les titres pêchus et revêches. Il plante des graines dans notre cerveau.

Et quand elles poussent, elles poussent à réitérer l’écoute tout simplement pare que le combo sait varier les ambiances. Les titres ont beau avoir un air de famille, ils ne sont pas interchangeables. Et on s’attachera à l’un ou l’autre en fonction de notre humeur du moment, mais on en trouvera forcément un qui nous correspondra à l’instant. C’est bien ça la force de Reignwolf ; il sait faire plein de choses de plein de manières différentes, mais toujours avec force et style.

***1/2

22 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Andrew Bird: « My Finest Work Yet »

Le chanteur américain Andrew Bird se consacre à sa carrière en solo depuis 1997, c’est donc un vieux routier de la scène. My Finest Work Yet, de par son titre, se devait par conséquent d’être excellent ; ce ne sera pourtant pas le cas. Ce qui prime est le manque d’originalité et une impuissance à se renouveler et à sortir de sa zone de confort.

Avec une pochette pastichant La Mort de Marat Bird avait pourtant affiché des ambitions littéraires, politiques et sociales.Son album, d’ailleurs, aborde de différents thèmes liés aux crises que l’on connaît aujourd’hui et il critique sans vergogne son gouvernement.

La chanson qui évoque le plus la critique sociale est la dernière composition de l’album, « Bellevue Bridge Club » : à un moment où le monde entier est secoué par la crise #metoo, Bird semble personnifier le harceleur, le menteur, le violent, bref à jeter un pavé dans la mare de la bien-pensance.

« Bloodless » a une tonalité jazzy trompeusment inoffeensive et analyse sévèrement la situation politique vécue aux États-Unis. En effet, dans un monde où chacun pourrait faire une différence, la plupart préfèrent suivre le bateau. Bateau qui tend à diviser ceux qui ont le pouvoir de ceux qui le subissent. La chanson se veut un moyen de critiquer la situation tout en trouvant des solutions pour renverser la vapeur avant qu’il ne soit trop tard.

S’il fallait retenir une seule composition de l’opus son opterait pour  « Archipelago » Andrew Bird joue du violon et le mélange de sa voix et de l’instrument est délicieux.

My Finest Work Yet, malgré son manque d’originalité dans les sons, reste un album agréable à écouter, faute de réinventer sa musique, Andrew Bird livre un album qui ne méritera d’être souligné que, et c’est un peu insuffisant, par la qualité de ses textes.

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22 mars 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Francis Rossi & Hannah Rickard: « We Talk Too Much »

En 2014, Status Quo livrait un 31eme effort baptisé Acoustic (Stripped Bare) (suivi d’un II 2 ans plus tard). Lors de ce premier opus de reprises acoustiques des plus grands hits de son groupe, le cofondateur, guitariste et vocaliste Francis Rossi travailla avec enthousiasme avec Hannah Rickard (qui officiait aux choeurs et au violon). Fort de cette rencontre artistique, Rossi décida de pousser plus avant la collaboration avec la chanteuse de The Relatives. We Talk Too Much est donc le fruit de ce rapprochement musical.
Les 12 chansons ont donc été écrits par nos deux protagonistes avec le concours de Robert Young (ami de longue date et « 
5eme membre » du Quo en tant que compositeur, harmoniciste et manager) sur 4 pistes.

Les voix de Rickard et de Rossi se mélangent et se complètent à merveille. Tous ces duos (car il s’agit bien de morceaux chantés à deux ou presque) se veulent d’inspiration country et l‘humeur y est des plus festive (l’« opener » bien accrocheur « I’ll Take You Home »). Les pistes plutôt énergiques s’enchaînent (« I’ve Tried Letting It Go », « Oughta Know By Now »). A l’évidence les deux artistes ont pris un énorme plaisir à nous concocter des mélodies qui rentrent directes dans nos têtes (l’endiablé « But I Just Said Goodbye », l’entraînant » « ‘m Only Happy », l’excellent et groovy « I Talk Too Much » dont le titre sert également de nom à l’autobiographie de Rossi à paraître ces jours-ci).
L’alchimie entre deux complices est palpable
et, malgré des moment plus posés « Waiting For Jesus », « Good Times Bad Times ») ces 40 minutes filent tranquillement. On se laissera embarquer par ce souffle country rock, ces rythmes enjoués et la joie communicative du binôme (« Rearrange » et son léger coté Beatles, « Heartbreaker » et ses accents folk).
Visiblement, Francis Rossi & Hannah Rickard ont mis tout leurs coeurs dans ce country boogie sans prétention.
We Talk Too Much est un disque léger, frais et plaisant qui n’agressera pas vos tympans et les couvriront  plutôt de miel.

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22 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Benny Sings: « City Pop »

Pas New Yorkais ni même Californien, Benny Sings est un musicien chanteur hollandais (de son vrai nom Tim van Berkestijn) dont le dernier album remonte à 2015. Le voila désormais signé sur label de Los Angeles pour nous apporter, avec City Pop, sa part de groove, de rythmes langoureux et de bonnes vibrations.

Dans uns style Soul Funk Pop 70’s, voie début 80’s, proche à la fois du son de Steve Wonder et des Bee Gees mais aussi de ceclui de vieilles gloires du soft rock californien, Benny Sings charme, séduit tout de suite avec sa voix fragile et ses intrus impeccables, accompagné par le Canadien Mocky (sur « Duplicate ») qui lui aussi s’y connait en matière de pop moelleuse et sucrée.

Difficile donc de résister cette fois encore au savoir-faire de ce garçon qui n’en finit pas de nous cajoler avec sa Sunshine Pop plus roborative que jamais.

***1/2

22 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Stuck In The Sound: « Billy Believe »

Stuck In The Sound était un groupe frais, pop et rock, arrivé en trombe en 2009 avec un troisième album adopté vite fait bien fait grâce à une bonne poignée de titres pêchus et accrocheurs, voyageant dans plusieurs genres différents. Billy Believe est le sixième album du combo et on ne peut pas dire que les choses aient beaucoup changé.

« Forever Days » annonce un disque poppy et ensoleillé alors que « Serious » va bifurquer vers une indie-emo-pop deux fois plus fun. « See you again » confirmera cette direction, en adoptant des contours plus rock encore et que « Break up »affichera, lui, une teinture electro rock.

Pour ce qui est du «  single » , « Alright » se reppelera à notre bon souvenir en matière de pépites à fragmentation et « The Rules », belle et touchante, atteindra un autre petit effet alors que « Unlovable »en rajoutera une couche avec sa superposition de nappes sonores.

« Petit chat », n’aura rien d’attenfrissant et sera l’un des titres les plus réussis et explosifs de ce disque. « Action» se veut un interlude ; il sera sans grand intérêt dans ses prémices mais permettra d’embrayer sur une indie pop bien plus convaincante, et de tenter d’allier les deux.

« Vegan porn food » passe sans qu’on crie ni à la trahison ni au génie. « Radioactive god explosion » et « Riots » nous remettent un bon coup de mélodies accrocheuses pour finir l’écoute en beauté.

On finira ce voyage avec une impression mitigée ; les meilleurs moments étant deesservie par une structure et une construction quelque peu branlantes.

22 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire