Nightlands: « Moonshine »

Vous est-il déjà arrivé d’écouter un disque d’un bout à l’autre, d’arriver à la fin et de vous dire :  » Attendez, peut-être que je n’écoutais pas assez attentivement, je sais que j’ai raté quelque chose  » et de recommencer ?

Il est probable que vous ayez eu une pensée similaire à un moment donné. Si c’est le cas, alors vous comprendrez le sentiment ressenti à chaque écoute du dernier album de Nightlands, Moonshine.

Dave Hartley, qui prend le nom de Nightlands, n’est pas étranger aux entreprises musicales réussies, mais le fait d’être un musicien et un nouveau père (deux fois) au cours des deux dernières années a apporté un nouveau sens de l’équilibre et un nouveau rythme de vie. Le travail qui en résulte culmine dans une dérive stratosphérique que sont les onze titres de Moonshine, avec un rythme et une viscosité qui s’élèvent et respirent dans un baume relaxant de couplage électronique et analogique.

Si Moonshine existe dans une simplicité intimement poétique, il devient de plus en plus complexe au fur et à mesure que l’on plonge dans chaque chanson. Les amis et collègues musiciens Joseph Shabason, Robbie Bennet, Anthony Lamarca, Eliza Hardy Jones, Charlie Hall et Frank Locrasto, ainsi que le producteur Adam McDaniel, contribuent à cette complexité. N’hésitez pas à faire des recherches sur ces musiciens et la façon dont ils s’accordent en dehors de ce disque si vous le souhaitez, mais on s’en abstiendra car Moonshine est et doit être apprécié comme Nightlands.

Ainsi, chaque morceau, dans l’ambiance feutrée des boîtes à rythmes et des cuivres espacés de Moonshine, devient l’équivalent audio d’un moment où l’on s’allonge sur l’herbe, où l’on regarde les nuages et où l’on dérive mentalement dans un espace chaud et sûr. Les chansons couvrent un éventail de clins d’œil influents dans une exécution nuancée pour culminer dans une expérience sonore vaste jouée sur onze pistes remplies de riches harmonies qui se penchent sur le R&B classique et le jazz tout en maintenant un son totalement présent. Bassiste de métier, Hartley se transforme en visionnaire audible avec des constructions vocales délicatement placées et des tentatives électroniques minimalistes au fur et à mesure que le disque progresse. C’est un disque qui donne l’impression d’avoir été fait pour vous et qui vous parlera de la même manière.

Moonshine est onze chapitres dépeints dans une séquence de rêve absolument stupéfiante. C’est une évasion finement élaborée grâce à la capacité de Nightlands à s’attarder sur un moment, une harmonie ou un accord qui semble durer juste un peu plus longtemps que la réalité de l’exécution. Que ce soit pour retrouver les vibrations séduisantes de Nightlands ou pour explorer l’étendue audible à la recherche de quelque chose que vous avez manqué lors de votre dernière écoute, Moonshine est un disque qui vaut la peine d’être écouté et réécouté.

***1/2

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