Peaness: « World Full Of Worry »

Pour une fois, lorsque le communiqué de presse utilise l’expression  » longuement attendu  » pour parler d’une nouvelle sortie, on ne peut qu’être d’accord à 100% car ce premier long player du trio de Chester Peaness donne l’impression d’être en route depuis une éternité. Mais ne nous en plaignons pas, il est là et il est étonnant ; ce qui mérite bien qu’on y plonge. World Full Of Worry démarre avec la strate acoustique relativement douce de  » Take A Trip « , une chanson pleine de douceur et d’innocence mais aussi d’une tristesse palpable. L’ancien single  » Kaizen  » augmente considérablement le niveau d’énergie avec ce que l’on ne peut décrire que comme de l’indie-pop punchy et guillerette qui fait mouche. Ces guitares hachées sont de nouveau au premier plan sur  » How I’m Feeling « , une chanson qui parle d’une relation ou d’un travail qui n’est pas satisfaisant et qui détruit l’âme, et dont il faut sortir. Nous sommes tous passés par là, non ? 

La basse massive de  » Girl Just Relax  » est rapidement équilibrée par le riffage paresseux des guitares et vous vous retrouvez au milieu d’un diagramme du mathématicien Venn des années 90, entre Britpop, Shoegaze et Grunge, et vous vous sentez vraiment, vraiment chez vous.

Un de nos morceaux préférés de 2022 est le récent single  » irl  » qui met le  » pop  » dans l’indie-pop avec les harmonies vocales mélodiques de Jessica Branney et Carleia Balbenta formant un puissant rayon de positivité visant directement votre cœur. Le titre intermédiaire  » Doing Fine  » ressemble à l’enfant orphelin de Lush et Bis, tandis que  » Worry  » ressemble à un titre de Long Blondes qui se serait perdu dans le dossier d’un fauteuil vintage.

L’une des merveilles de cet album est qu’il donne l’impression à l’auditeur de rajeunir grâce à l’énergie et aux mélodies de chansons bien construites. La chanson douce ‘Left To Fall Behind’ est empreinte d’une nostalgie lourde avec des lignes telles que « hoping for the best, preparing for the worst » (espérer pour le meilleur, se préparer pour le pire) avant que ‘Whats The Use ? L’avant-dernier morceau,  » Hurts ’til It Doesn’t « , a un côté Looker qui me ramène aux nuits passées sur Kilburn High Road, avant que l’album ne se termine sur le très explicite  » Sad Song « , qui sera joué en boucle par de nombreux jeunes indé lorsque leur relation actuelle connaîtra une fin insatisfaisante. C’est un grand album indé et on peut imaginer beaucoup, beaucoup de gpersonnes le garder près de leur cœur pour un vertain bout de temps en raison du soin, de l’énergie et de la joie pure qui ont été versés dans chaque morceau. Pas mal pour un début. 

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