Fergal Lawler: « All Hope Is Never Lost »

Avec un titre qui exprime un sentiment bien nécessaire en ces temps difficiles, le premier album de Fergal Lawler ne ressemble pas à son travail avec le groupe pop/rock irlandais The Cranberries. Au lieu de cela, Lawler adopte une approche introspective à travers huit morceaux instrumentaux délibérément rythmés.

Inspiré par les bandes sonores et la musique ambiante, All Hope Is Never Lost met en scène Lawler sur tous les instruments, c’est-à-dire au moins la guitare, divers claviers, des percussions éparses et des effets. À cet égard, « Shaking Hands With Death » donne le coup d’envoi de l’album avec une juxtaposition de drones doux et de guitare éclectique déchiquetée, parfois combinée à de l’acoustique. L’ambiance évoque la dualité des grands espaces et des paysages arides – leur vide est à la fois majestueux et mélancolique. Le morceau devient de plus en plus abstrait au fur et à mesure que les instruments sont transformés en un paysage sonore.

Ce penchant pour l’expérimentation électronique se poursuit tout au long du morceau, même si d’autres instruments entrent et sortent du mixage. Des vagues de distorsion peuvent accompagner de courts passages rythmiques dirigés par des cymbales, ou des accords de guitare sont maintenus jusqu’à ce qu’ils se mélangent à des drones sous-jacents. Tout cela est accompli presque entièrement sans battement ni structure répétitive clairement définie. Les morceaux apparaissent comme largement improvisés, mais peut-être en accord avec un cadre préétabli.

Le yin et le yang de l’approche de Lawler est représenté par « Speaking Very Softly Now », qui présente une mélodie de piano presque accrocheuse partageant le premier plan avec des drones de guitare rugueux. En fin de compte, les bourdons évoluent pour prendre un ton inquiétant qui reflète les rôles antérieurs des deux instruments. Plus désolé que sombre, le morceau joue avec l’humeur de l’auditeur, invitant à la tranquillité mais montrant trop de tension pour atteindre cet état.

Des comparaisons ? Peut-être l’ambient désertique des premiers Steve Roach ou l’Americana plus moderne de SUSS. Mais l’approche de Lawler est plus granuleuse et plus cinématographique. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un véritable bijou de sortie et d’un exercice d’inattendu.

***1/2

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