Stabbing Westward: « Chasing Ghosts »

Peu, parmi nous, auraient parié que Stabbing Westward, un groupe de rock industriel chicagoen, réapparaîtrait chatouiller nos oreilles vingt ans après son premier impact. Pourtant, après tout ce temps, l’écoute leur premier nouvel album studio depuis 2001, Chasing Ghosts (COP International), et mon monde a de nouveau changé. Après avoir dévoré leur dernier EP Dead And Gone (COP International), les fans en voulaient plus et je n’ai certainement pas fait exception. Les membres fondateurs Christopher Hall et Walter Flakus ont conservé leur style caractéristique et les nouveaux membres Carlton Bost et Bobby Amaro ont apporté beaucoup de richesse au son.

Chasing Ghosts commence par « I Am Nothing » qui est sorti récemment en « single » pour nous préparer à ce qui va suivre. Il explore les sentiments de désespoir et de doute de soi qui se retrouvent dans la plupart des morceaux de l’album. « Damaged Goods » est le titre suivant, avec sa batterie et ses basses puissantes et dramatiques. Hall chante désespérément qu’il est endommagé au-delà de toute réparation et qu’il ne peut être sauvé. Les paroles, très parlantes, vous enveloppent et vous pouvez ressentir chaque parcelle de la douleur déchirante décrite.

La version retravaillée de « Cold » diffèrera légèrement de celle que nous avions entendue sur l’EP Dead And Gone. La chanson explore la solitude dans une relation où il y avait autrefois de l’intimité alors que « Push » s peut être considéré comme la ballade de l’album. Elle dure plus de sept minutes et l’intro rappelle les sons éthérés des synthétiseurs de Pink Floyd. La maîtrise des claviers par Flakus est particulièrement évidente dans ce morceau. « Push » explore les sentiments d’insécurité et de doute de soi et transmet le désir désespéré de réparer les choses sans savoir comment ; un titre propre à vous saisir le cœur.

« Wasteland » est plus heavy, avec la batterie d’Amaro qui frappe fort, et elle rappellera presque le style original du groupe sur leur premier album, Ungod. Un sentiment de réflexion personnelle, de post-apocalypse ou de pandémie, où l’on admet que l’on ne survivrait pas sans son partenaire.

« Control Z » référencera de manière intelligente la demande d’une nouvelle chance et à la nécessité de continuer d’y croire alors que « Crawl », réimaginé avec une saveur plus orchestrale, fera un travail incroyable en enveloppant la musique autour de la voix de Hall, devenue de plus en plus belle avec le temps.

« Ghost » traite de l’isolement dans une relation et de l’abandon émotionnel parfaitement illustraté par la couverture de l’album, réalisée par David Seidman qui capturera magnifiquement l’essence de Ghost, à savoir et la séparation de deux âmes et le fait d’en être déchiré. « The End » conclut alors l’album avec une réflexion sur soi, des émotions brutes, de l’insécurité et une demande de recommencement.

Après vingt ans, Stabbing Westward a produit, euégard à son contexte, un magnifique copus, il l’est, en l’espèce suffisamment pour qu’ill ne nous soit pas nécessaire de connaître leur catalogue passé pour l’apprécier ; si vous êtes nouvellement venu au goupe, c’est le moment idéal pour se jeter à l’eau.

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