The Slow Show: « Still Life »

The Slow Show est un groupe de pop indie, formé à Manchester en 2010, qui a été décrit comme offrant « des numéros minimalistes mais épiques imprégnés de paysages sonores atmosphériques ». Ils sont composés de Rob Goodwin (voix et guitare), Frederik ‘t Kindt (claviers), Joel Byrne-McCullough (guitare solo) et Chris Hough (batterie). Ils sortent ici leur quatrième album studio, le premier depuis trois ans : Still Life

L’album s’ouvre sur « Mountbatten », avec un piano roulant qui nous guide, accompagné de ce qui ressemble à un violoncelle, tandis que la voix profonde raconte, dans un format presque parlé, une réminiscence assez pensive et introspective. Une chanson qui traite du deuil et de la guérison. Un numéro auquel je suis revenu à de nombreuses reprises. Le groupe a demandé à ses fans de partager des histoires, des poèmes, des photos et des vidéos inspirés par l’isolement de la récente pandémie. Une réponse massive a contribué à la version finale de « Anybody Else Inside ». Le titre commence de manière assez éthérée mais s’épanouit au fur et à mesure qu’il évolue et augmente en volume et en rythme avec une percussion rythmée et des accords de guitare chatoyants avec des voix qui s’élèvent au sommet.

« Slippin » est une réflexion profonde sur le fait que le temps est arrivé où il faut avancer dans la vie, non seulement de là où l’on est, mais aussi de là où l’on vit. Il y a un côté mélancolique dans cette chanson et l’ajout d’une trompette dans les derniers instants la rend encore plus poignante. J’ai trouvé qu’il y avait une texture presque cinématographique sur « Rare Bird » qui bénéficie d’une base de piano délicieuse qui accompagne une voix où la douleur est presque tangible dans son phrasé haletant. Le numéro accélère le tempo dans la section finale lorsque la batterie se joint à l’ensemble avant de retourner à son atmosphère rêveuse précédente.  

« Woven Blue » traite des conséquences du désaccouplement et il véhicule cette i on jetait un seau d’eau froide sur deux chiens qui s’accouplent. Le morceau est plutôt enjoué et léger, il parle de la fin d’une relation et de la nécessité d’aller de l’avant. Le rythme moyen de « Blue Nights » est délicieusement hypnotique gràace à un son qui ne peut que vous vous attirer

« Breathe va aborder le sujet difficile de ce que représente le mouvement Black Lives Matter et fait délicatement référence au cri de ralliement de John Boyega à Hyde Park de Londres. C’est une proposition intéressante et parfois édifiante qui, selon nous, partage un point de vue d’une manière intelligente et plus subtile. Avec « Blinking », nous avons une ode à l’amour, à la loyauté et au fait de ne jamais abandonner les personnes que l’on aime, selon le groupe. C’est une composition presque plus grande que nature, avec un côté hymnique qui sous-tend cette promesse ou affirmation de fidélité.

« Hey Lover «  aborde la fascination que peut exercer l’idée de soumission et qui nous exhrte à adopter une attitude contemplative tout comme « Who Knows » qui, elle, célèbre le changement avec la notion que la vie est un voyage à vivre et non un problème à résoudr et quil il faut donc l’embrasser avec tout ce qui en découle. L’écoute en devient, à cet égard, tout doucement captivante et envoûtante.

L’album se termine par  » »Weightless » », inspiré et écrit autour d’un poème du chanteur du groupe, Robert Goodwin, intitulé « Transit » ». Il s’agit principalement d’un texte parlé détaillant une période de transition, d’acceptation et de résolution. D’une durée d’un peu moins de sept minutes, il ne semble jamais trop long car nous sommes guidés dans un voyage musical qui est parfois perspicace, éthéré, ambiant et devient un peu jazz avec quelques bribes de cuivres intermittents, un merveilleux paysage sonore pour terminer.

Still Life est un opus stupéfiant, point final. Robert Goodwin a une voix qui est parfois presque angélique et un tel atout qu’elle est comme un instrument de musique supplémentaire. Avec ses collègues talentueux, ils ont produit un album qui, j’en suis sûr, figurera dans toutes les listes des dix meilleurs albums à la fin de l’année. Le seul groupe qui propose une vibration similaire est The Tindersticks ; pour un album qui laisse présager pleine croissance et si vous êtes prêt à lui donner le temps qu’il mérite, il vous récompensera inconditionnellement. 

***1/2

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