The Mysterines: « Reeling »

Sombre, grunge, et magnifiquement intense : le premier album de The Mysterines, Reeling, a une façon de créer une atmosphère permettant de s’aventurer dans les coins les plus obscurs du rock’n’roll, dès l’ouverture distordue de « Life’s A Bitch (But I Like It So Much) ». C’est le genre de musique que l’on a envie d’entendre dans le sous-sol d’un club de rock, dans une salle bien ténébreuse avec une foule électrisée par la musique. C’est l’effet que produisent The Mysterines un combo venu de Liverpool sur leur « debut » album, en vous aspirant dans leur monde de grunge effrayant.

Tout au long dudit album, ils ne se fixent jamais sur un seul genre, mais injectent leur propre style dans le rock désertique de « The Bad Thing » », la touche »southern gothic » sur «  Old Friends Die Hard «  et toute autre saveur de rock’n’roll qui soutient cette intensité irrésistible. La voix grave et grinçante de la frontwoman Lia Metcalfe fait d’elle une formidable actrice de la scène rock, donnant à chaque chanson de l’album un côté immédiatement reconnaissable qui rappelle Hole et The Pretty Reckless.

Il est facile pour un groupe émergent de jouer la carte de la sécurité pour ses débuts, mais The Mysterines ne fait rien de tel ici. Leur style de narration gothique et leur acharnement sonore les rendent aussi immédiatement reconnaissables que certains des groupes les plus expérimentés de la scène. Les riffs infectieux qui règnent sur « Dangerou » « et la chanson-titre équilibrent des morceaux plus décalés comme  » »Old Friends Die Hard » et en font des compositions qui seront des favoris garantis. Mais qu’ils adhèrent à une formule plus standard, ou qu’ils poussent le bouchon plus loin, The Mysterines sont toujours séduisants. 

Avec « On The Run », ils atténuent un peu les choses, faisant une pause dans le martèlement des guitares et de la batterie pour explorer quelque chose de plus dépouillé et de plus simpliste, avant de se lancer à nouveau dans une aventure séduisante avec le très « PJ Harvey-esque » «  Under Your Skin » » dans lequel l’écriture littéraire de Metcalfe prend le rôle principal, et les instruments en retrait permettent aux paroles de vous subjuguer.

Ce niveau d’équilibre, de cohérence et de consistance sur leur premier album est un signe excitant pour les choses à venir. Des chansons les plus grungeuses au showstopper acoustique « Still Call You Home » aucun morceau ne semble déplacé. Sur Reeling, The Mysterines se sont consacrés entièrement à un son et une ambiance spécifiques qu’ils ont explorés en détail tout au long du disque. Sur leur prochain album, ils pourraient continuer sur la même voie ou changer complètement de direction ; mais soyez assurés que quoi qu’ils fassent, ils le feront très bien.

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