Pink Milk: « Ultraviolet »

Les Suédois de Pink Milk, groupe de dark shoegaze, sortent ici leur deuxième album, un Ultraviolet qui se révèle être un puits lugubre de bruit dense, des cascades de ténèbres qui semblent issus comme tourbillonnant depuis une fosse. Leur biographie indique qu’ils pratiquent une musique occulte inspirée des années 80 et que Reverb est leur deuxième prénom, une appellation qui leur va comme un gant

Les détails sur le groupe sont squelettiques, mais ils indiquent que Maria et Edward Forslund ont écrit toute la musique (sauf le thème de Terminator 2) et que Maria a écrit toutes les paroles. Les critiques vous diront qu’ils sonnent comme The Cure ou les Cocteau Twins mais cene sera qu’à partir de « Here Comes the Pain » que l’on remarquera vraiment l’influence de cesderniers et, pour peaufiner les similitudes, on remarquera également qu’ils sonnent aussi un peu comme Pinkshinyultrablast, qui , eux aussi,utilisent la réverbération.

La musique est, dans le genre précité, d’une beauté absolue, comme en témoignera le sublime « Everything Must Die ». C’est une vérité indéniable, mais ne vous attardez pas sur le titre. Au lieu de cela, laissez-vous emporter par les volutes de sons et la voix de Maria Forslund.

« Here Comes the Pain » laissera entrer un peu de lumière en soulignant les influences musicales de leurs années de formation alors qu’ « Into the Void » empruntera un chemin plus sombre, qui restera enflammé par des percussions aériennes. Si vous ajoutez, enfin, des lignes de basse super caoutchouteuses, vous serez au paradis de la darkwave.

« Blue Eyes (River of Glass) » avance, lui, comme une bombe à mèche lente, et sa grandeur plaira aux auditeurs. C’est probablement la plus jolie chanson de cet album, servi par une dream pop glacée en un amalgame qui fonctionne très bien.

« Nobody Can Save Me Now » évoquera, se son côté, la dernière période de Cure qui sert ici une sorte de tremplin sonore dans lequel le duo s’appropriera vraiment cette musique. » Luv Hurtz » » et le bien nommé « Sayonara » complètent cet album avec ce dernier titre particulièrement funèbre, un autre style dans lequel le groupe se délecte.

Écoutez au casque pour apprécier les nuances de cet enregistrement. Ultraviolet est album sombre, certes, mais il est plein d’un espoir de la part de ces grands pourvoyeurs de doomgaze et il sera, par conséquent, hautement recommandé !

***1/2

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