Sally Anne Morgan: « Cups »

À certains moments sur le délicieux Cups de Sally Anne Morgan, on peut penser que le monde entier est sur le point de s’écrouler, tandis que d’autres sections font appel à quelque chose d’ancien et de divin. Avec certains morceaux improvisés et d’autres composés, Cups évolue avec grâce et une touche de fantaisie terreuse. Le talent de Morgan en tant qu’auteure-compositeure et musicienne est toujours au centre.

« Pythagore » est lâche et séduisant. Des fils tendres sont tendus, imprégnés d’un courant sous-jacent délabré qui laisse entendre que tout s’écroule. Pourtant, Morgan le tient fermement, changeant de vitesse alors que son violon et son banjo se déplacent ensemble de façon ludique. Ce même lyrisme sature le début de « Night Window ». Accueillant la lune, un glockenspiel particulier et branlant poursuit la cadence dansante des notes de violon arquées et pincées. Tout semble si proche, si vulnérable, comme si Morgan jouait cette chanson pour un seul public, comme si elle n’était destinée qu’à exister dans ce lieu et ce moment singuliers.

Des éléments sacrés s’élèvent dans le calme de la poignante « Hori Hori ». Imprégné d’un esprit méditatif avec ses lamentations resplendissantes à la guitare et au violon, il se promène dans le ciel avec un arôme séduisant, hurlant une ode resplendissante au soleil couchant. « Through the Threshold » fonctionne sur un plan similaire. Une étreinte souriante, imprégnée d’un message chaleureux et intemporel de bienvenue et de gratitude, flotte comme un duvet de pissenlit dans les plaines ensoleillées. Appelant les derniers rayons de lumière dans l’âtre, « Home Soup » prolonge ces sentiments plus loin dans la soirée. Un feu crépite de l’autre côté de la pièce alors que l’obscurité tombe et la résonance brûlante de Morgan illumine tous les coins de manière enjouée.

Plus proche, « Angeline » est un baiser vous souhaitant une bonne nuit, que ce soit juste pour quelques heures ou pour toujours, le poids émotionnel des changements d’accords de Morgan empêche les sentiments de s’envoler, de disparaître imprudemment dans l’un ou l’autre. Les notes calmes gardent ce sentiment d’affection à portée de main, le gardant au chaud. Cups est une collection enchanteresse qui s’épanouit dans son intimité et sa franchise. Le jeu de Sally Anne Morgan et son approche de la musique éternelle et sans âge sont une véritable bouffée d’air frais.

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