Every Time I Die: »Radical »

Est-ce que Every Time I Die a toujours été aussi en colère ? La réponse est évidemment oui, comme en témoignent tous les albums du groupe, qui sont tous des albums du sud de riffs. Pourtant, il y a quelque chose de clairement, vertigineusement furieux dans Radical, une inflexion qui est tout simplement délicieuse.

Le tryptique d’ouverture « Dark Distance », « Sly » et « Planet Shit » éclate avec le genre d’énergie énervée que le quintet originaire de Buffalo n’a pas vraiment atteint depuis Ex Lives en 2012. Les tendances un peu plus posées et calculées de la production récente du groupe sont vivement secouées en échange des bords joyeusement déchiquetés de Radical, teintés comme toujours de leur flair rose vif caractéristique pour le groove et la mélodie. « All This And War » et « AWOL » font durer la fête, lançant à tout va grenade après grenade de blues infectieux et infernal. Jordan Buckley et AndyWilliams se renvoient des coups de guitare frénétiques et funky tout au long des deux morceaux, tandis que Keith débite d’interminables répliques cathartiques avec une bravade et un cran fiables.

Les morceaux plus doux sont tout aussi impressionnants, ETID conservant un soupçon de calme et de sérénité dans son répertoire malgré sa férocité renouvelée. Le serein « Thing With Feathers » et le douloureusement chantant « Post-Boredom » rythment agréablement les beats endiablés, tandis que les pensifs « Desperate Pleasures » et « We Go Together » créent, en revanche, des atmosphères moralement claustrophobes, s’ouvrant sporadiquement sur des coups de batterie et des larsens comme dûment espéré.

Le fait est qu’on ne vous dit probablement rien que vous ne sachiez déjà. Les gars ont été au centre de la fosse aux lions depuis que leur saveur préférée de heavy a été conçue, et tandis que beaucoup d’autres noms sont venus et sont partis, Every Time I Die reste toujours sur le bout de notre langue collective après plus de 20 ans. Radical n’est en aucun cas une réinvention ou une révélation pour le groupe, mais je ne voudrais pas qu’il le soit. En refusant de réparer ce qui n’est pas cassé, ETID s’impose une fois de plus comme le roi régnant de son chateau gonflable particulier et éclaboussé de sang. Covenons de penser que l’ont peut parler pour tout le monde quand on dit : p…..  de Dieu merci pour ça!

***1/2

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