Heliochrysum: « We Become Mist »

We Become Mist est la création d’Heliochrysum (Michael Deragon et Daniel Lea), dont les paysages sonores de science-fiction présentent des mastodontes éblouissants et des structures de conception intelligente renforcées par des synthés. Basé à Los Angeles, le duo utilise des méthodes analogiques et numériques pour ouvrir des portails de sons futuristes. Leur musique cinématique transporte les auditeurs vers de nouveaux mondes au milieu de l’étendue de l’espace. D’une profondeur texturale étonnante, ces paysages sonores immersifs sont parfois luxuriants et spacieux, avec l’intégralité du cosmos à explorer.

La musique d’Heliochrysum semble étrangère dans sa géographie et sa construction. Des synthés sombres et stroboscopiques recouvrent la musique et des nuages denses planent dans l’atmosphère. De temps en temps, la musique est en état d’alerte, mais elle est toujours curieuse de faire de nouvelles découvertes, et elle ne fait jamais un pas en arrière. D’autres sons se situent du côté le plus sinistre du spectre des synthétiseurs, et se rapprochent des tonalités industrielles. Affûtés comme des lasers et traçant une ligne piquante à travers tout ce qu’ils touchent, les synthés sont capables de faire de profondes incisions dans le mixage ou de couvrir l’harmonie d’un jet mélodique de néon. L’avenir inconnu est suspendu au-dessus de nos têtes comme la Faucheuse, un élément permanent, qui semble passer de la bienveillance à une malveillance rampante au milieu de ses étoiles, qui cachent des intentions peu claires.

Les paysages sonores de science-fiction sont complexes, mais accessibles. Au fur et à mesure que les synthés se développent, ils se baladent dans l’éther comme des tentacules éclairés par les étoiles, parfois piégés dans une série de bouleversements et de violence, et parfois formant un arc doux. Quel que soit le type de mouvement ou d’improvisation proposé, il est toujours possible de suivre des modèles perceptibles dans le son. Les rythmes sont forgés comme les mélodies sont formées, et une progression continue peut être ressentie à tout moment ; l’auditeur est toujours en mouvement, toujours en voyage.

Heliochrysum signifie tournesol en latin, et la musique est une source de vie, aussi étrange ou turbulente qu’elle puisse paraître ; les choses sont en gestation, on leur donne une nouvelle vie. Dans son univers sensible, sur une autre planète, le soleil brille encore et apparaît dans le ciel, même si sa lumière est faible, brillant d’étranges teintes extraterrestres. Avec la dernière piste, We Became Mist se transforme en « We Became Matter », soulignant la progression de l’Univers et annonçant l’arrivée d’une nouvelle forme de vie.

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