Darian Donovan Thomas: « Florida Water Lake »

Le compositeur, multi-instrumentiste et leader en tout genre Darian Donovan Thomas se connecte avec les mondes extérieurs sur le lumineux Florida Water Lake. Son œuvre est toujours transcendante, comme si elle existait dans une autre dimension, téléportée ici depuis un lointain au-delà. Thomas possède un étrange sens du mouvement au sein de sa musique, transformant de subtils changements en affirmations grandioses, enveloppant les auditeurs dans un cocon sonore hypnotique. 

Sur le morceau titre, les dévotions s’élèvent comme des marées éthérées, la combinaison du jeu de violon enivrant de Thomas et des voix en boucle, invitantes, nous invitant à entrer dans une autre dimension. Les premières notes scintillent dans le lac arc-en-ciel, la lumière dansant tranquillement sur la surface. L’atmosphère est délicate, mais des intrusions plus profondes se profilent dans les profondeurs. Les cordes dorées chantent des souvenirs enchantés tandis que le travail du violon de Thomas plante ses griffes, s’élevant au-dessus comme un écho céleste.

Allongé dans l’herbe, les yeux fermés, ainsi on s‘évade. Des drones maximaux explosent, mais la lourdeur est fantomatique et la voix de Thomas un appel de sirène spirituel. La basse profonde est exorcisante, physique. Les fardeaux se soulèvent et s’évanouissent dans le néant tandis que Thomas chante la chanson de tous les temps, envoyant des réverbérations à travers le temps et l’espace. Florida Water Lake est stupéfiant, magique.

« Pith of Crepuscule » est l’endroit où aller une fois que les problèmes ont été éliminés et que la charge se sent en apesanteur. Une lente construction de piano doux et de synthés scintillants sert de toile de fond à la voix céleste et étagée de Thomas. Saturées d’une sincérité exaltante, ses paroles élèvent tout le monde vers le ciel. L’électronique passe d’un scintillement à un flottement tandis que le piano ralentit et que la voix doublée de Thomas monte en puissance avant que, après une pause et un signe, « Pith of Crepuscule » n’explose des berges. Soutenu par le groove progressif de Ben Sloan, Thomas chante : « Cette chanson n’est pas pitoyable, elle est purement dialectique » (This song isn’t pitiful it is purely dialectic).

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