Nathan McLaughlin: « Stoner Lake in G »

Stoner Lake in G est une œuvre solo de Nathan McLaughlin, et c’est aussi sa première sortie sur Full Spectrum Records. Enregistré à Stoner Lake et à Hudson, dans l’État de New York, le disque est composé de « miniatures de synthétiseurs », délaissant son utilisation de longue date des boucles de bande et des méthodes de bobine à bobine, qui étaient devenues une sorte d’agrafe dans son travail précédent.

Pour cet album, les « machines à bobines », très utilisées et appréciées, ont été laissées sur l’étagère et remplacées par une sélection maison d’équipements sonores modulaires. À propos du changement de méthode, McLaughlin déclare que « la bande était là il y a 40 ans quand je suis né et sera encore là demain, beaucoup d’autres personnes font ce genre de travail et peuvent donc reprendre le flambeau ».

Pour cette raison, Stoner Lake in G est synonyme de nouvelle croissance. McLaughlin se perfectionne, et il est capable d’exploiter et d’explorer de nouveaux domaines sonores, ce qui lui donne finalement l’occasion de s’affranchir de l’utilisation de bobines à bobines. En mélangeant la saveur de ses sons et en mettant le synthétiseur en vedette, la musique semble mûre et évite le cauchemar de la stagnation.

Dans cette nouvelle architecture sans restriction, les notes sont capables d’arriver en piqué, de plonger vers le bas et de disparaître au fil du temps. Décrit comme une méditation sur l’expérience passée, le potentiel futur et les vies possibles qui auraient pu être mais qui ne se sont pas réalisées, l’opus incite nos sens à une écoute tranquille, mais qui n’a pas peur de s’exprimer. Des couches de synthétiseurs sont lentement révélées et des souvenirs sont déterrés ; la musique se tourne vers des mondes plus lumineux à venir tout en regardant en arrière dans les cavernes plus froides de la nostalgie. « Venus », le morceau le plus proche, s’achève sur une note passive et sereine, où l’on peut entendre le scintillement des étoiles et l’écho de synthés inspirés de la science-fiction. Avec un mastering réalisé par Andrew Weathers et une pochette fournie par Gretchen Korsmo, Stoner Lake in G est disponible dès maintenant en édition spéciale sur cassette et en téléchargement numérique.

***1/2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :