Perturbator: « Lustful Sacraments »

« C’est un album sur les mauvaises habitudes, l’insatisfaction et la dépendance. Un regard global sur la façon dont nous, en tant qu’espèce, penchons vers l’autodestruction ».Voilà ce qu’a déclaré James Kent, alias Perturbator, artiste de synthwave, à propos de sa nouvelle sortie Lustful Sacraments, un album qui marque une nouvelle maturation et une évolution musicale de ses chansons sombres et inquiétantes, fusionnant le sous-genre électronique avec des éléments gothiques, post-punk et industriels.

L’instrumental « Reaching Xanadu » sonne à la fois comme un présage et un triomphe, contribuant à donner le ton de ce qui suit, y compris la chanson titre, un numéro gothique propulsif dans la veine de The Sisters of Mercy.

« Excess » monte d’un cran : il prend de l’ampleur au fil du temps, avec des voix aboyées qui se fondent dans des guitares qui carillonnent et des synthés qui ricochent. C’est un son évocateur qui évoque une poursuite en voiture dans un futur proche à la Blade Runner tandis que « Secret Devotion (featuring True Body) » se voudra êtreun charmeur à combustion lente, avec un rythme élastique et des vocaux plaintifs. C’est un hymne new wave qui induit une transe et qui est aussi le moment le plus pop de l’album.

« Death of the Soul », en revanche, est le morceau le plus agressif de l’album, avec un riff de synthétiseurfaçon Krautrock déformé et une rythmique impitoyable. Son motif industriel austère rappelle les débuts de Nine Inch Nails et des groupes comme Nitzer Ebb et Front 242, profondément cinématographique dans son ambiance à la noirceur évocatrice.

« The Other Place », un superbe bijou scintillant, sinistre et grandiose, avec une ligne de synthé serpentine et une basse souterraine qui chatouillera d’oreille sera implacable, et pourrait être parfait pour un film d’horreur ou sur une piste de danse.

« Kent » descendra d’un cran sur les derniers morceaux de Lustful Sacraments, offrant des textures ambiantes gothiques sur le titre appropriéqu’est « Dethroned Under A Funeral Haze », une mélancolie hypnotique redevable à The Cure avec son nid de sonorités superposées.

La dernière piste procurera un autre étourdissement discre en démarrant avec ce qui ressemble au thème d’Halloween s’il était enregistré sous l’eau, avant de se transformer en vagues sonores immersives et océaniques. Lustful Sacraments est, au final, une toile sonore appropriée aux sombres ruminations de Kent, et constitue une écoute appropriée dans notre présent dystopique. C’est un album endeuillé, mais apaisant, un voyage sonore et spectral pour ceux qui cherchent à se ressourcer en une musique où la darkwave crée des paysages sonores inquiétants et chargés de riffs.

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