Part Timer: « Reaching Ends »

Sur Reaching Ends, Part Timer (John McCaffrey) présente aux auditeurs une collection de neuf chansons de réflexion. D’une durée d’un peu plus d’une demi-heure, c’est la musique idéale pour les moments de repos. Les instrumentaux contiennent des signatures post-rock, mais ils penchent vers le spectre ambiant. Des soupçons d’expérimentation s’y cachent également, avec des berceuses en papier et la plus légère addition d’électronique ludique aux yeux brillants.

La guitare fournit une sélection de mélodies somnolentes de fin d’après-midi, dont la tonalité est toujours claire. Rien n’est déplacé, rien n’abuse, tout a été coupé à la perfection, et tout est parfait. Bien que la plupart des chansons ne dépassent pas les trois minutes, il y a beaucoup de place pour que la musique s’étende, et elles ne sont jamais atténuées malgré la minceur de la coupe. La brièveté permet aux chansons de briller de mille feux. Chaque chanson est distincte, bien charnue et mature, elle possède une personnalité unique tout en partageant un point commun dans la bonté de son âme. McCaffrey est extrêmement doué lorsqu’il s’agit de donner une image émotionnelle précise et l’état d’esprit du moment de la musique. Ses instrumentaux sont capables d’en dire plus que la musique vocale à base de paroles.

Les chansons brillent et rayonnent de leur propre chaleur spirituelle en dépit (ou à cause) de leur durée de vie limitée. Le titre de l’album est d’une beauté à couper le souffle. Dans cette chanson, les arrangements de cordes émouvants semblent minces, malgré leurs nombreux numéros. Des notes s’échappent également des cordes de la guitare, et toutes les pièces se mettent en place naturellement. Avec un peu plus de deux minutes, elle en dit assez, en fait assez, et va même au-delà, en disant plus en l’espace de deux minutes que beaucoup en disent en dix.  « Final Form » », plus long, est beau et tendre, aussi jeune et frais qu’un bébé. Dans cette chanson, le piano évasé est rejoint par une légère percussion – à peine un frôlement sur les côtés de son doux piano – et l’ensemble du morceau ressemble à une cargaison précieuse ; il contient un moment qui ne pourra jamais être capturé à nouveau, mais qui reste dans le cœur pour toujours, sans jamais mourir ou voir la décomposition. Le mélange parfait de piano et de cordes, tout en ajoutant un fond d’air ambiant doucement tamisé, permet à la musique de passer à travers. C’est rassurant, doux et, surtout, nous offre une tranche non négligeable de bonté.

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