Teenage Fanclub: « Endless Arcade »

On peut honnêtement affirmer que, depuis 31 ans que le premier « single » du groupe écossais, « Everything Flows », est tombé comme une bouffée d’air frais par une chaude journée d’été, il ne nous a amais été donné de rencontrer personne qui n’aime pas Teenage Fanclub. Bien que la composition et le son du groupe aient considérablement changé au fil du temps, ils sont restés les piliers de leur métier. Une sorte d’institution qui a émergé de l’époque faste de l’« indi », comme on l’appelle aujourd’hui. Pourtant, ils n’ont jamais été du genre à faire des compromis ou à tenter vaguement de s’intégrer à la scène du jour, quelle qu’elle soit (et ils en ont vu beaucoup aller et venir).

C’est donc tout à leur honneur que trois décennies plus tard, un nouveau Teenage Fanclub soit toujours aussi attendu par les fans qu’il l’était au début du groupe. Et c’est tant mieux, car leur dixième album marque le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire féconde du groupe. Cela tient principalement au fait qu’il s’agit du premier album de Teenage Fanclub sur lequel ne figure pas le membre fondateur Gerard Love (il a quitté TFC en 2018). C’est aussi leur premier album où le multi-instrumentiste et auteur-compositeur Euros Childs a joué un rôle actif dans le processus d’écriture du groupe, étant devenu un membre permanent pendant la période intermédiaire.

Formés dès le départ à l’art de la composition classique, les Teenage Fanclub ont toujours porté leur cœur sur leurs manches en arborant des patchs Byrds et Big Star sans jamais devenir des pastiches ou des copieurs. Leur héritage est aussi brillant que celui de leurs influences, et Endless Arcade représente un autre ajout sain à un catalogue inébranlable qui suinte la qualité depuis le début.

Écrit et enregistré tout au long de l’année 2019 et finalement terminé avant que la pandémie de COVID-19 ne vienne mettre un terme à la vie telle que nous la connaissons au début de l’année 2020, Endless Arcade est un disque qui montre que Norman Blake et Raymond McGinley sont deux des auteurs-compositeurs les plus doués (pour ne pas dire réguliers) de leur génération. Ce qui signifie que Endless Arcade ressemble à une sorte de journal intime. Riche en intégrité émotionnelle tout en évoquant le passé, Teenage Fanclub respire l’honnêteté par tous les pores. « Nous avons vécu le rêve mais nous n’avons jamais su » (We lived the dream but we never knew), suggère McGinley sur « In Our Dreams », et trois décennies plus tard, Teenage Fanclub est encore un combo dont la proposition demeure magique et visionnaire.

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