Sibille Attar: « A History of Silence »

Il y a déjà eu quelques sorties d’album impressionnantes en 2021, et bien que les comparaisons soient quelque peu vulgaires, il est juste de dire que A History of Silence de Sibille Attar est à la hauteur des meilleurse d’entre eux, avec un opus qui se situe joyeusement entre le rock alternatif (presque psych) et l’électro pop, sans même vous faire considérer un instant que cela pourrait être une chose assez difficile à réaliser.

Sibille Attar a été décrite comme la e Reine de l’Indie suédois e, ce qui semble quelque peu grandiose, mais son premier album de 2013, Sleepyhead, édéployait une telle aurorité mature qu’il a été mis en exergue par tout le monde et qu’il l’a tout simplement catapultée pour qu’on lui donne ce titre – ainsi que, plus formellement, pour qu’elle soit nominée pour un Grammy suédois dans la catégorie ‘Best Newcomer ».

Mais il n’est pas facile d’être un membre de la royauté indé, tant l’attention et la clameur autour des musiciens annoncés sont grandes que beaucoup de gens dans l’industrie veulent une part iu gâteau. Il aura donc fallu attendre 5 ans avant que Sibille Attar puisse sortir une suite, sous la forme d’un EP 6 titres intitulé Paloma’s Hand, et ce n’est qu’aujourd’hui, qu’elle est à mêmem de sortir un album dans lequel elle montre qu’elle a clairement pris conscience de ce qu’elle a traversé.

Comme elle l’explique elle-même, « Pendant longtemps dans ma vie, j’ai essayé de m’asseoir dans certaines constellations pour plaire aux autres. Et ça ne marchait pas, parce que je ne pouvais le faire que pendant un petit moment avant d’être frustrée et de vouloir faire les choses à ma façon. À un moment donné, j’avais l’impression de ne pas pouvoir faire confiance à l’industrie, et cela me vidait de mon amour pour la musique. Finalement, j’ai compris que l’on ne peut pas vivre sa vie en essayant de rentrer dans le moule de quelqu’un d’autre tout le temps. »

En ce qui concerne le processus d’écriture, d’enregistrement et de mixage, elle a clairement compris qu’il y a sa façon ou pas de façon :  « Je me suis dit : merde, je n’ai pas envie de m’occuper des autres et de leurs opinions ».

Tout cela est important pour le contexte, ainsi que pour l’introduction, parce que ce sont ces chaînes du passé et cette pensée unique qui ont conduit à A History of Silence, un album qui semble si dynamique, si plein d’objectifs et si individuel, qu’on a presque du mal à trouver des comparaisons, ou alors quon ne voudrait certainement pas essayer.

Prenez le morceau d’ouverture « Hurt Me », avec un rythme de batterie explosif, des cordes entraînantes, des voix qui font écho, des phases qui s’enchaînent sans effort et un contenu lyrique qui passe du français à l’anglais, il y a certainement beaucoup de choses à se mettre sous la dent. Et si tout cela vous semble un peu étrange, ce n’est pas le cas, et la fin nous rappell d’ailleurs le premier album de Divine Comedy,  » »Promenade « , qui était également influencé par le français – écoutez « When The Lights Go Out «  et vous en aurez preuve et démonstration.

Sibille Attar a posé un cadre dans lequel elle peut faire ce qu’elle veut, mais dans « Somebody’s Watching », bien que la mélodie soit attrayante, c’est en fait le contenu du texte qui est assez clair : « Someone’s watching me… fall from the sky, face down on the pavement, fumble around in the dark, BANG my head against the wall… » (Quelqu’un me regarde… tomber du ciel, face contre terre sur le trottoir, tâtonner dans le noir, me cogner la tête contre le mur…) avec une grande emphase musicale sur le mot « bang »

Les deux points culminants de l’album viennent ensuite, car « Hard 2 Love » s’ouvre au milieu du morceau où la phrase presque monotone « maybe I’m hard 2 love » se développe soudainement avec le thème musical le plus inspiré, d’abord vocalement et ensuite instrumentalement, et prropre ainsi à rester dans la tête. « Dream State » » est encore plus mémorable, une chanson atmosphérique envoûtante qui se construit avec la plus belle section de cordes – principalement du violoncelle, ce qui lui donne bien sûr ce côté sombre et mélancolique. Sans aucun doute un candidat pour la chanson de l’année d’un point de vue émotionnel et sensationnel.

Pour ce qui est du reste, l’accrocheur « Why u looking » semble nous montrer une Sibille Attar qui se donne la réplique : « Why u looking at the past, it’s never coming back ? » » (Pourquoi tu regardes le passé, il ne reviendra jamais ?) avant d’évacuer toute sa frustration avec un bon vieux solo de saxophone, qui, ironiquement, pourrait venir directement du passé. Ensuite, après les bpercussions plus rock et puissants de « Go Hard or Go Home », plus une reprise de Madonna, l’album se termine par l’affirmation de la vie et le défi de la vie « Life Is Happening Now », un énorme hymne à l’orgue qui se termine par un bébé qui bavarde. Le message qu’il véhicule y est ton ne peut plus lair.

***1/2

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