The Antlers: « Green to Gold »

Avec Green to Gold, le premier album de The Antlers depuis sept ans, Peter Silberman documente deux années de sa vie, sans envelopper les thèmes de la chanson de mystères et de métaphores : « Je pense que c’est le premier album que j’ai fait qui ne soit pas sinistre. Je me suis mis en tête de faire de la musique du dimanche matin ».

L’ouverture instrumentale, « Strawflower », est pleine de sons de guitare emo et d’échantillons de sons de la nature, tandis que les couches d’instrumentation ajoutent sans effort au son pour créer quelque chose de beau et de profond. Il est suivi par le récent « single « , « Wheels’ Roll Hom »’, qui montre une fois de plus un côté plus chaleureux du groupe avec sa basse bancale, ses mélodies douces et ses paroles positives mais mélancoliques : « Don’t go before you leave, every second we got, we gotta make believe » (Ne pars pas avant d’être parti, chaque seconde que nous avons, nous devons y faire croire). « Solstice » » est basé sur le jour le plus long et sur la façon dont nous savons que nous entrons dans l’été quand il arrive avec des textes de type « The week went slow, the year flew by from the end of June back to last July » (La semaine s’est écoulée lentement, l’année a filé à toute allure de fin juin à juillet dernier)qui résumant involontairement l’étrange calendrier que nous avons tous vécu au cours des 12 derniers mois. Il y a des éléments de Sparklehorse ou de Julien Baker dans le son, tandis que le message sur le fait de s’accrocher à ces moments spéciaux est résolument plein d’espoir : « We can see in the dark with our sunset sight. We delay the dusk, keepin’ bright bright bright » (Nous pouvons voir dans l’obscurité avec notre vue du coucher du soleil. Nous retardons le crépuscule, en restant brillants, brillants, brillants).

Sur « Stubborn Man », Silberman évalue son propre comportement : Maybe I’m strong-willed, settled at a standstill. Maybe I’m headstrong, iffy, but rarely wrong’; ‘My overgrown comfort zone, my narrow mind is mine alone » (Peut-être que j’ai une volonté de fer, que je suis installé dans une impasse. Peut-être que je suis têtu, incertain, mais rarement dans l’erreur » ; « Ma zone de confort envahie, mon esprit étroit n’appartient qu’à moi). Ainsi, partant de cette constatation, cela lui permet de voir comment il peut changer pour le mieux, tandis que « Just One Sec » continuera dans cette veine d’introspection par le biais dun climat retenu et raffiné avec des moments d’arrêt et des harmonies vocales qui se mélangent et où Silberman s’autorise alors de se poser la question : « Do you think you could free me from the man I’ve been? » (Penses-tu pouvoir me libérer de l’homme que j’ai été ? ). « It Is What It Is » évoque le changement des saisons, la beauté de la nature et la façon dont elle continue à tourner, quelles que soient les circonstances personnelles, et aborde même le thème de la mortalité – un thème que nous connaissons tous et que les Antlers couvrent si bien : « This is the first day our friend is free from pain. Voyaging on while the rest of us remain » ( C’est le premier jour où notre ami est libéré de la douleur. Continuant de voyager alors que le reste d’entre nous est toujours sur place).

« Volunteer » vous emmènera dans un voyage de découverte : « Galloping, inhabiting, nothing inessential. Scattering, wondering, ‘am I incidental ? » (Galoper, habiter, rien d’inessentiel. Se disperser, se demander si je suis accessoire) sur un son qui se situe entre Phil Elverum et Spiritualized, tandis que « Green to Gold », une pièce maîtresse de 7 minutes, se concentrera à nouveau sur les différences entre les saisons et sur la façon dont les promenades matinales vous donnent la chance d’admirer ces moments merveilleux, tout en comprenant à quel point nous sommes tous petits : «  Sun is climbing out from underneath, lighting up and roasting tired leaves green to gold » (Le soleil sort des sous-bois, éclaire et fait griller les feuilles fatiguées qui deviennent vertes et dorées). Le chanteur fait également référence au gel et à la glace, avant de revenir au printemps suivant : «  eager bits of green start peeking through » (des bouts de verure impatients commencent à apparaître) et à l’été, où, inévitablement, «  We sit in front of fans and wait for rain »(Nous nous asseyons devant des ventilateurs et attendons la pluie).

L’avant-dernier cmoceau, «  Porchlight », s’ouvre sur des cordes acoustiques et propose un examen de la foi : « Trying to retrace my steps to God, shining my light but my light looks odd, like it’s walling me in » (J’essaie de retracer mes pas vers Dieu, j’éclaire ma lumière, mais ma lumière a l’air bizarre, comme si elle m’enfermait à l’intérieur) au milieu d’effets de valse, avant que le son puissant et légèrement teinté d’Americana de l’instrumentale « Equinox «  ne vienne clore en beautéun Green to Gold doucement émouvant et incroyablement attachant ; un disque qui est une véritable écoute en or réalisé par l’un des meilleurs groupes du moment.

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