TV Priest: « Uppers »

Quand un groupe a commencé à jouer ensemble il y a 20 ans, on ne serait peut-être pas en train d’atteindre le point culminant de sa carrière, et encore moins la sortie d’un premier album en 2021. C’est pourtant le c’est le cas de TV Priest. Ils avaient disparu des radars jusqu’à ladite sortie, aussi l’annonce de cet opus, si elle pouvait nous faire espérerun premier album percutant, engendrait la crainte d’être déçu..

Ce ne sdera pas la acs car, mélangeant les meilleures parties de groupes comme shame, IDLES et The Fall, chaque chanson de l’album a quelque chose à dire, soutenue par une instrumentation post-punk extrêmement bien produite, parsemée de riffs accrocheurs et de batteries implacables.

Mettant tout en œuvre, TV Priest démarre l’album avec deux des meilleurs titres de l’album, « The Big Curve » et « Press Gang « . Tous deux ne laissent pas une seconde à l’auditeur avant de le jeter dans le tourbillon qu’est cet album. La question « Where do you sit on the big curve ? » vous est posée à travers des éructations sarcastiques et grinçantes etelle reste gravée dans votre têteau point de vous faire enticiper une prestation débridée en concert.

Bien sûr, il est facile de dire que des combos comme Black Country, New Road, Goat Girl ou Sleaford Mods ont sorti de bons albums, mais, pour un groupe de trentenaires basé à Londres et ne faisant pas partie de la scène de Brixton, sortir un « debut album » aussi bien équilibré et stratifié, mérite d’être sakué.

« History Week », un instrumental de deux minutes, est une halte magnifique pour l’auditeur et ne ressemble pas du tout à un remplissage. C’est impressionnant qu’un groupe comme celui-ci puisse avoir une carrière aussi prometteuse, alors qu’il est si facile en tant que groupe punk de tomber dans un trou dont on ne peut pas sortir (sans mentionner de noms bristoliens). 

Avec TV Priest, il est vraiment difficile de deviner exactement où ils vont aller ensuite, pas seulement d’un album à l’autre (ou même d’une chanson à l’autre, voire d’une minute à l’autre). Avec des titres comme « Decoration », vous aurez du mal à avoir une idée de ce qui va se passer ensuite, mais ce qui se produitest parfaitement logique à chaque fois.

La seconde moitié de l’album est toujours aussi brillamment réalisée, jusqu’au court instrumental, cette fois-ci sous la forme de « the ref », même s’il faut reconnaître qu’ils ont troqué la beauté de « History Week » pour une approche plus… Metal Machine Music. La chanson est ensuite suivie par la lente brûlure de « Powers of Ten » qui offre probablement la meilleure phrase de tout l’album « I’m just a priest in search of a God » (Je suis juste un prêtre à la recherche d’un Dieu.).

Tout ceci étant dit, ce n’est pas un album parfait. C’est un effort brillant qui se distingue d’autant plus qu’il s’agit d’un premier album, mais il y a quelques chansons qui deviennent des morceaux oubliables dans le contexte de l’album. Une fois encore, TV Priest s’est brillamment préparé à ce que l’on peut espérer être une grande carrière devant eux.

***1/2

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