Psychedelic Porn Crumpets: « Shyga! The Sunlight Mound »

Le dernier opus des Psychedelic Porn Crumpets, SHYGA ! The Sunlight Mound s’ouvre sur une étrange (et brève) introduction à leur monde bizarre. Le morceau s’intitule « Big Dijon » et fait juste ce qu’il faut pour désorienter l’auditeur, avant de le faire exploser dans le cosmos avec ce qui suit.  

Le groupe basé à Perth, en Australie, mené par Jack McEwan à la guitare et au chant, a beaucoup de points communs avec ses compatriotes Pond, Tame Impala et King Gizzard and the Lizard Wizard, mais sur cet album, il fait monter l’énergie à fond, en mélangeant des saveurs pop à un psycho-rock lourd pour adoucir les sons. 

Le ragoût et le sens de l’aventure palpable du groupe se retrouvent dans « Sawtooth Monkfish », alors qu’il se rassemble autour d’un rythme d’enfer, tandis que le rock and roll distordu et surchargé de « Tally-Ho ! » s’inscrit parfaitement dans la lignée des sorties modernes des Flaming Lips et de Lennon Claypool Delirium. 

L’ensemble de l’album dégage une atmosphère énergique et cohérente, mais « Tripolasaur » se démarque comme un point fort. Les riffs envolés du guitariste principal Lance Parish et la batterie fracassante de Danny Caddy sont euphorisants, le groupe atteignant des sommets et des sommets, tonnant et explosant avec joie.

Bien que les morceaux tournent tous autour de trois minutes et demie, on a l’impression qu’ils s’étirent, car des morceaux aux sonorités similaires sont placés les uns à côté des autres, ce qui allonge leurs effets similaires. Des bleeps de jeux vidéo donnent naissance à l’excellent « Mr. Prism », qui utilise une basse puissante pour aller de l’avant, avant que « The Terrors » ne continue à amplifier les basses vers des niveaux proches de ceux de Tool, avec un final surchargé. Le duo « Hats Off To The Green Bin » et « Glitter Bug » dégouline de pop-rock aux accents de LSD du Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band, mettant en valeur les guitares acoustiques/électriques mélodiques dans un brouillard auditif.

« Pukebox » sera beaucoup plus agréable que son nom ne le suggère, avec un groove fuzz qui fait bouger les hanches, tandis que « Mundungus » offrira de glorieux riffs de guitare de la part de Parish. Le galopant « Mango Terrarium » et le dernier morceau « The Tales of Gurney Gridman » sont tous deux un peu trop longs, mais lorsque SHYGA ! The Sunlight Mound se termine, les fans de rock psychédélique afficheront un sourire qui en dit long sur leffet produit par le fait d’avoir consommé cette nouvelle dose de Psychedelic Porn Crumpets.

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