Snow Palms: « Last Waves »

L’année dernière, nous avons pris connaissance de Everything Ascending, un EP double face des Snow Palms rajeunis, notre premier échantillon du groupe en tant que duo officiel (et quatuor non officiel).  Le morceau titre est inclus dans Land Waves, mais une agréable surprise est que les nouveaux morceaux s’élèvent à son niveau de beauté.  Pour apprécier l’album, il faut apprécier les glockenspiels, les carillons et un timbre de vacances ; la sortie de l’album deux semaines avant Noël est parfaitement synchronisée.

Snow Palms saute à pieds joints.  « Atom Danc » » est l’un des trois titres qui tournent autour des dix minutes, rejoignant  Everything Ascending  et la chanson titre.  En expansion hypnotique, le morceau ajoute des bois et de la vox aux maillets et au synthé, créant un paysage de neutrons et d’électrons en mouvement.  On se demande si Snow Palms a entendu la danse des neutrons de The Pointer Sisters, qui est encore plus rapide.  Lorsque les tambours entrent en retard, on peut même établir une comparaison avec les cloches tubulaires du Mike Oldfield. Ces associations nostalgiques aident à imaginer des temps plus heureux, et l’hiver, et la première neige, un sentiment cimenté dans l’introduction de « Evening Rain Gardens », malgré les différentes précipitations.

« Landwaves » a beaucoup de place pour se développer, et utilise le temps qui lui reste pour établir un réseau complexe de percussions et de synthétiseurs.  Une fois le cadre établi, d’autres éléments sont ajoutés, à commencer par la clarinette.  Des voix douces et sans paroles entrent par une vallée, signalant un déplacement vers un terrain plus élevé.  Une ébullition naturelle transparaît comme le lever du soleil entre les montagnes.  Puis les pièges entrent, et les palmiers des neiges marchent dans les étoiles.

« Kojo Yakei » est une métaphore, le titre faisant référence au phénomène de vision nocturne d’usine, l’admiration de la lumière et de l’ombre architecturale, particulièrement populaire au Japon.  Associé à « White Cranes Return », ce diptyque de clôture suggère que la beauté peut être trouvée partout où l’on regarde, dans le monde industriel comme dans la nature.  Cette pensée encourageante nous aide à considérer l’hiver moins comme une saison de noirceur que comme une saison de scintillement.

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