The Besnard Lakes: « The Besnard Lakes Are The Last of the Great Thunderstorm Warnings »

Cinq ans après leur dernier album, les psycho-rockeurs montréalais The Besnard Lakes reviennent avec leur sixième opus studio, The Besnard Lakes Are The Last of the Great Thunderstorm Warnings. Après que A Coliseum Complex Museum les ait vus, en 2016, tenter d’adopter la brièveté, The Last of the Great Thunderstorm Warnings les voit revenir à leurs méandres psychédéliques prolongés. Le résultat est un album qui n’est pas vraiment convivial pour Spotify et qui exige une grande concentration de la part de l’auditeur. 

le disque est sorti en double vinyle, chaque face portant un nom thématique : Near Death est le titre de la première face, suivi de « Death », « After Death » et « Life ». Il n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’il s’agit d’un album marqué par la perte, notamment celle du père du chanteur Jace Lasek en 2019, mais il comprend également un hommage à d’autres personnes, comme Mark Hollis de Talk Talk et Prince. « Feuds With Guns » est probablement le moment le plus « jovial » de l’album, avec une ambiance de type MGMT qui se déclenche au bout de quatre minutes et demie environ, tandis qu’à l’autre bout du spectre, la piste titre et la fin de l’album durent presque 18 minutes, ce qui peut mettre à l’épreuve la patience de l’auditeur moins attentif au combo.

Il y aua, à ce titre, des moments où l’on n’a pas vraiment l’impression de traverser un orage, plus un brouillard brumeux, car il y a des moments où certains morceaux sont indistincts et nébuleux, comme si les fragments d’une chanson qui se forment lentement étaient sur le point de disparaître dans l’éther avant que l’on puisse s’y accrocher. Il y a des moments où le groupe fait des clins d’œil évidents aux albums classiques de Spiritualized et de Pink Floyd, mais il parvient à éviter le pastiche, bien que ce soit un morceau qui se réclame du psyche prog sans honte.

The Besnard Lakes Are The Last of the Great Thunderstorm Warnings ravira les fans du groupe, et il y a des moments puissants et profonds avec des arrangements qui dépassent les limites de ce que l’on pourrait considérer comme du rock standard. C’est une musique sérieuse qui aborde des thèmes importants, bien que pour les auditeurs plus occasionnels, cela demande de la patience, car les chansons mettent du temps à s’envoler, car des couches de son s’accumulent dans des paysages sonores sombres et inquiétants. Si le psycho-rock cinématographique est votre sac et que vous avez la force de caractère nécessaire pour laisser l’album vous envelopper, vous trouverez sans aucun doute que c’est une œuvre majestueuse et palpitante. Si vous recherchez un tube musical mélodique rapide pour mettre un ressort dans votre démarche, ce ne sera probablement pas l’album qu’il vous faut. Il peut être difficile à écouter et il y a des moments où le résultat ne récompense pas toujours cet effort. Bien que sur des morceaux lents comme « The Father of Time Wakes Up » (qui déplore la mort de Prince) – avec ses harmonies à la Brian Wilson et ses guitares en spirale – la persistance est certainement payante.

***1/2

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