Daniel Knox: « Won’t You Take Me With You »

L’ouverture discordante du dernier album de Daniel Knox – « Je veux être là où je suis censé être ; je veux tuer tous ceux qui sont proches de moi… » (I wanna be right where I’m supposed to be; I wanna kill everyone close to me…) – établit un record de fascination lyrique. Un titre tiré du The Wizard Of Oz, Won’t You Take Me With You, le cinquième album studio de l’auteur-compositeur-interprète américain, en apporte le déroulé.

Le piano rebondissant de « King Of The Ball », complété par des instruments à vent jazzy, évoque des images de la Nouvelle-Orléans la nuit. La ligne de basse ambulante donne l’impression que vous pourriez vous promener dans ces rues en voyant tout ce que fait Knox. Cette atmosphère se prolonge dans « Vinegar Hill », qui est un point fort de l’album et qui établit des comparaisons évidentes avec Leonard Cohen, mais aussi avec le travail en solo de Cameron Avery de Tame Impala.

Knox n’attend que le troisième morceau pour changer le ton de l’album et nous proposer une ballade plus douce avec « Fall Apart », comme lFather John Misty l’a fait dans « Just Dumb Enough to Try » sur « God’s Favourite Customer ».

Son style lyrique sera le plus frappant dans « Girl From Carbondale » où sa façon irrésistible d’utiliser les mots demande de l’attention dès les premiers mots chantés. Knox y rend hommage à sa mère, alors qu’il réfléchit à la vie qu’il n’a vue qu’en images – je me demandais à propos de son quartier, à quoi ressemblait sa chambre, si les choses à l’époque étaient tachées de la même couleur qu’elles le sont dans les photos que j’avais vues.

Le piano, doux et plein de sens, a les crochets émotifs qui rendent le disque si captivant. La seconde moitié du disque est particulièrement réfléchissante, et c’est son jeu de piano qui met vraiment cette ambiance sombre au premier plan.

Son dernier album Chasescene a été bien accueilli par la critique, mais Knox a adopté une approche différente dans la façon dont il a écrit cette série de nouveaux morceaux.

« Presque toutes les chansons ont été écrites quatre semaines avant la session d’enregistrement, ce qui est un processus très nouveau pour moi », dit-il, « Je crois fermement qu’il ne faut pas précipiter les choses et qu’il faut tracer un chemin qui suit une vision. Mais ici, rien n’a été précipité. Je doutais moins de moi-même et j’improvisais des solutions là où j’aurais pu trop y penser compte tenu du temps. J’ai appliqué cela à l’écriture et j’ai refusé le volume sur les doutes qui accompagnent habituellement ce processus ».

Daniel Knox est un conteur d’histoires qui brosse un tableau avec ses descriptions familières et sa voix profonde et rauque ajoute une présence autoritaire sur unWon’t You Take Me With You qui mériterait qu’on le garde précieusement chez soi.

***1/2

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