The Dirty Nil: « Fuck Art »

L’ingrédient clé de la formule rock ‘n’ roll de The Dirty Nil est une touche d’humour. C’est un groupe qui ne se prend pas trop au sérieux et cette notion est omniprésente sur leur troisième LP, Fuck Art, une collection de 11 chansons qui oscillent entre pop-punk/rock anthemique, sous-entendus grunge et breakdowns thrash metal inspirés par Slayer (sic !).

Sur le plan thématique, le dernier album de la formation ontarienne contient une réflexion sur les dernières pensées d’Elvis lorsqu’il est mort aux toilettes, le narcissisme des médias sociaux, le traitement des pires maux de tête provoqués par la mère de toutes les gueules de bois, le vol de vélos et la jalousie musicale aiguë, pour n’en citer que quelques-uns. Fuck Art n’est pas un disque de comédie même s’il y a une nature joviale dans la façon dont les Dirty Nil abordent leurs chansons, car sa nouveauté n’est pas destinée à éclipser le véritable sentiment de l’album.

Toutefois, si vous vous demandez pourquoi Slyayer, voici la réponse « Doom Boy » ouvre Fuck Artsous un barrage de riffs métalliques tordus, qui fusionnent avec des chants hymniques et un refrain pop-rock massif. Selon le chanteur/guitariste Luke Bentham, le morceau a été inspiré par leur camionnette de tournée et la bande-son limitée à plusieurs heures de route : « C’est basé sur la Dodge Caravan noire de ma mère que nous parcourons tous ensemble. Et nous avons effectivement écouté « Reign in Blood » de Slayer parce que c’était le CD qui était coincé dans le lecteur ». Un autre détournement de Slayer se manifeste avec « Ride or Die »  avec un ravail sur le métal, les tpercussions et une influence centrée sur Bonnie et Clyde qui confèrent au titre une immédiateté débordante.

Bien que le reste du disque ne s’appuie pas tant sur les titans du heavy metal,l’album contient toujours un gros morceau de riffs gras et stupides et une turbulence qui évoque les images mentales des chants de masse et des foules de festival. « Possession » est morceau sur lequel n’importe quel combo pourrait jongler dans un stadet et on pourrait en dire autant de l’enchevêtrement sonique qu’est « Done with Drugs ».

Fuck Art , ailleurs, se situe à la frontière entre pop, punk, rock et grunge ; « Hello Jealousy » fait des étincelles avec d’énormes percussions et un ensemble encore plus grand de riffs à grande vitesse, tandis que « Damage Control » oscille entre le rock noueux et le grunge lent et chatoyant. « Hang Yer Moon » est la chanson qui distille la notion de gueule de bois, qui est caractérisée par une ligne de basse lourde qui imiterait le malaisequ’on éprouve après avoir bu un peu trop de bières, le défi qu’on se lance de ne pas vomir, et bien sûr, le mal de tête qui écrase le crâne, grâce à un riff métallique.

Un peu bête, lourd de riffs et la langue bien enfoncée dans la joue, Fuck Art est une distraction bienvenue pour l’après 2020 et le nettoyage de 2021, quelle que soit la teneur de cette nouvelle année.

***1/2

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