Ercic Random: « No-Go »

Eric Random a un solide CV avec des liens à Manchester et Sheffield, par exemple Cabaret Voltaire et les Buzzcocks, et un riche parcours de sorties, assez prolifique ces dernières années. C’est lCabaret Voltaire quon utilisra comme point de départ pour décrire le son sombre de la synthpop – des beats électroniques légers, des voix couveuses, une basse synthétiseur analogique nette avec des bleeps et des bips.

Cependant, malgré les références punk, il y a étonnamment peu d’attitude en jeu ici. La production est en général assez légère, évitant les techniques modernes de masterisation et d’égalisation au profit d’un son synthpop des années 80 plus authentique et plus fin. Les comparaisons avec Kraftwerk sont évidentes et inévitables mais pertinentes dans la palette sonore de morceaux comme « Fundamental Phenomena ».

Comme pour ce type de sorties, ce seront des éléments tels que la force d’écriture des chansons qui feraiient sortir ce disque du lot. Malheureusement, bien que certaines compositions soient accrocheuses et bien écrites, il y a un manque de moments d’inspiration, comme ces riffs chatouillant l’oreille ou la magie lyrique, pour élever cette production à un niveau un tant soit peu acceptable. Certes, la plupart ne sont pas mauvaises, mais beaucoup de mélodies sont un peu trop monotones, et, avec des textes comme « Keep on running to the other side », sur « Compulsion », on a souvent l’impression qu’elles ont été écrites par des robots.

« The Familiar » est, néanmoins, l’un des morceaux qui sonne le mieux, et il est probablement le plus susceptible à attirer un auditoire s’il était placé sur une liste de lecture. « Sinuous Seduction », avec ses samples de spoken word et sa basse électro plus caoutchouteuse, est également un point fort, tout comme « Acyetalene Dream Pt. II », qui laisse entrevoir l’attitude plus industrielle et plus dynamique qui aurait pu être adoptée pour cette sortie.

« I’m open to ideas » est une des phrase de « Fundamental Phenomena ». On aura pourtant la sensation que les idées sont ce qui manque à No-Go, comme si nous étions en train de produire des morceaux électroniques en espérant que l’inspiration ou l’originalité apparaîtrait comme par magie, ce qui n’est pas le cas la plupart du temps. Mais cela dit, il y a toujours une qualité indéniable dans la production, et quelques morceaux forts, et comme la synthpop sombre est à travailler plutôt qu’à idolâtrer, cela vaut la peine d’être écouté. Bref, un « no-go »

**1/2

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