Liturgy: « Origin of the Alimonies »

i vous connaissez l’histoire de Hunter Hunt-Hendrix, il ne sera pas surprenant d’apprendre que le dernier album de Liturgy est un opéra. Les travaux passés de Hunt-Hendrix comprennent une thèse sur le black metal transcendantal, un album de métal électronique expérimental, et même un album de MIDI/hip-hop sous le nom de Kel Valhaal. Elle est cependant sérieuse dans son ambition et sur son nouvel album Origin of the Alimonies, Hunt-Hendrix est entourée d’un orchestre de chambre de huit musiciens. Son point de vue sur la musique classique est plus ou moins comme vous l’imaginez : Très moderne, en accord avec le compositeur John Adams et sa Transmigration of Souls. Plutôt que le chahut harmonieux d’un contre-ténor, ce sont les éléments de black metal les plus familiers qui s’imposent ici. Le premier « single », « Lonely OIOION », trouve encore plus d’intention dans son retour au black metal, entrecoupé d’éléments plus symphoniques.  

Bien que le côté symphonique de cet album soit plus présent qu’onaurait pu l’imaginer au début, la tournure plus moderne qu’il prend lui permet de s’égarer. « The Fall of SIHEYMN » rappelle Sketches of Spain de Miles Davis, avec un drone perçant semblable à celui d’une bande originale de film d’horreur détonante. Il est sombre, mais pas de manière évidente, et n’a pas vraiment évolué comme on aurait pul’espérer.

La meilleure chanson de l’album est « Siheymn’s Lament »; elle associe une approche jazz à un grognement vocal. Viendra ensuite « Apparition of the Eternal Church », d’une durée de 14 minutes, où le black metal n’entre pas en scène avant trois minutes, et où le rone initial conserve le courant sous-jacent. Comme la plupart de leur matériel, lorsqu’ils vont au bout de leur démarche c’est assez intense sur le plan sonore, ce qui explique pourquoi Liturgy est l’un des groupes de black metal américains les plus intéressants.

Origin of the Alimoniesoffre une approche nettement différente de la part de Liturgy au regard de leurs albums précédents tels que Aesthethica et The Ark Work. Pourtant, il y a suffisamment de points communs avec ces albums pour que le groupe se sente toujours lié à l’ensemble de l’œuvre – pas si éloigné qu’il soit aliénant. En fin de compte, il semble que ce soit une reprise réussie de ce que Hunter Hunt-Hendrix s’était fixé comme objectif, et à bien des égards, c’est un retour à leur vieux son black metal. (Il n’y a pas de parties de rap chantées, par exemple). Cela résume l’essence même de ce groupe tout en ajoutant une dimension plus expansive dans les moments plus classiques des compositions. C’est un morceau de métal véritablement progressif – donnez-lui une chance et il vous emmènera dans un nouvel univers.

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