Agnes Manner: « Fantasia Famish »

De temps en temps, un album arrive qui vous arrête dans votre élan etv ous nourrit de ce qui est un véritable festin émotionnel. Fantasia Famish est le premier opus d’Agnes Manners de Matthew Gravolin (anciennement connu sous le nom de Hellion), et c’est exactement ce qu’il fait. Honnêtement, il est supéfiant voire même intimidant de vouloir commencer à le décrire.

« Evergreen » ouvre le bal et il est plein de positivité et de luminosité. Gravolin dit que la chanson parle de « s’abandonner à l’amour et le laisser vous changer » et qu’elle s’est terminée par une « sensation d’Americana » et c’est tout à fait juste. Cette chanson sonne comme un jour de printemps avec une guitare chaude, un piano, des gazouillis d’oiseaux et une ligne de basse funky de CJ James. CJ Gilpin, de Dream State, se joint à Gravolin pour « As Long As You’re Mine », une autre magnifique chanson d’amour. Cette chanson a un rythme de batterie électrique funky, des cordes et un saxophone sexy. Elle a un air frais du dimanche après-midi jusqu’à ce que Gilpin la rejoigne. Sa voix est, bien sûr, fantastique et elle ajoute une excellente touche à cette chanson douce et froide.

Après les premières chansons d’amour, l’album et l’ambiance prennent un autre tournant avec « Sincerity in Retrograde ». Nous entrons dans une épopée sauvage façon Sergeant Pepper, de près de six minutes, qui est une analyse critique de la société moderne. Cette composition est, à cet égard, un vrai tour de manège avec pléthore de changements de tempo, de mulltiplicité d’instrumentationetde textesau registre on ne peut pus poignant. Ainsi, une de ces lignes en est « Nous saignons de l’argent sur la merde des bourgeois, ce droit blanc du milieu supérieur est une lutte qui dépasse nos rêves les plus fous » (We’re bleeding cash on boujee shit, this white upper-middle entitlement is a struggle beyond our wildest dreams ). Il y a une partie plus heavy, une valse et une piste de rire ; inutile de dire que la chanson forme un tout!

Même si, au préalable, chanson semblait un peu complaisante, il sapparait en fait que Gravolin s’en veut aussi et commente son malheur dans la vie ; à la limite nous avons ici de l’ironie complaisante. Parler de sa capacité à écrire et à jouer de la musique ne suffit pas d’être heureux et permet ainsi de vociférer : « détends-toi, espèce de connard morbide, ou rien ne sera assez bon » (lighten up you morbid fuck, or nothings going to be good enough), manière de s’inclure soi-mêe dans la critique de la société. 

« Brilliant Blue » déarre sur la déclaration qu’on ne veut pas être dans le « boys club » et se manifeste surtout par un cachet triste et tranquille avec quelques éruptions sonores. La mort soudaine du père de Gravolin l’a, en effet, inspirée à mettre au monde un son Agnes Manners, et la chanson parle de cette mort. La deuxième moitié du titre évoquera ensuite le sentiment de culpabilité de ne pas avoir été présent au moment de sa mort et de ne pas avoir répondu à ses appels.

« Lime Light » est un doux enregistrement live qui présente Gravolin et sa guitare acoustique, mais ensuite « Spiced Plum and Cherry » arriverapour faire changer la situation. Nous passons d’une beallade acoustique à des accords mineurs inquiétants. Ce titre est alors une autre aventure ; elle a un côté tango, un orchestre, une chorale, puis se transforme en guitares électriques et en batterie. C’est une chanson différente mais géniale et elle pourrait sonner comme quelque chose que vous trouveriez sur un album de The Used. Accompagné de quelques invités, « Sydney » présentera l’incroyable familiarité que le chant de John Floreani, le leader de Trophy Eyes peut susciter. Il commence par une superbe phrase, « A la santé du saint patron du rhum et de la cocaïne » (Here’s to the patron saint of rum and jumped cocaine) et la seule critique qu’on pourrait éméttre est qu’elle est trop courte ; à à peine deux minutes on serait en droit d’en réclamer plus.

CJ Gilpin va reviir pour d’autres voix sur « Forest Swing » ce qui introduit à nouveau un autre changement d’atmosphère. Gravolin commence la chanson avec des vers parlés, et le refrain se poursuit. Le clmat y semble positif et édifiant, mais il provoque de manière sous-jacente un sentiment de colère et de force. Ce procédé une chose que Gravolin amploie à merveille sur cet album ; les compositions semblent être une chose mais en sont en fait une autre, comme des paroles tristes avec de très beaux accords at il n‘y a rien de mieux que ce genre de juxtaposition pour nous séduire. « Forest Swing » vous donnera ainsi des frissons et des envies de vous an prendre à toutes complications ou aytres galères que la veir peut vous réserver.

« The Old Man And The Sea », une autre épopée de six minutes ; magnifique elle est, mais elle laissera sans doute un sentiment de lourdeur par la suite. Pas nécessairement dans un mauvais sens, mais juste dans un sens profond. On peut, pour certains, aimer se sentir triste à l’écoute d’une chenson et ce titre est idéal pour conjuguer en nous sensation de poids et de dépression.C’est une chanson nostalgique véhiculant ce sentiment de tristesse qui me rappelle des souvenirs. La fin de en est si indescriptible que le saeule solution sera de s’en rebdre compte en l’écoutant

Fantasia Famish est un opus énorme, tant de choses s’y passent en relativement peu de temps qu’il vous fera ressentir déluge d’émotions et vous mettra au défi de réfléchir. Il contient tout ce dont vous pourriez avoir besoin ! Dans le cadre de nos vulnérabilités, mention devra être faite au thème de la santé mentale et ce, même si ce n’est pas la meilleure représentation qui en est donnée sur ce disque. Ces chansons peuvent pourtant être un remède contre la dépression car, même si elles ne sont su’ émotionnelles, les coeurs engourdis et tristes sauront y ressentir le pathos et, ce faisant, idéalement, permettre à qui l’écoutera de s’en extirper.

****1/2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :