John 3:16: « Tempus Edax Rerum »

Philippe Gerber est basé à Philadelphie où il a créé et nourri divers personnages musicaux et, au vu du large éventail de styles dans lesquels il est impliqué, il est en train de devenir un élément intéressant et essentiel de la scène musicale underground de la ville.

Tout d’abord, Gerber a été le membre fondateur du groupe de hard rock Heat From A Deadstar. Sous le nom de DJ Phys, il crée et produit de la musique électronique expérimentale et des bangers influencés par la techno de Detroit. Gerber est également membre du collectif et de la maison de disques Alrealon Musique. Il est possible qu’il y ait d’autres surnoms que je n’ai pas encore découverts mais pour les besoins de cette revue, Philippe Gerber est le gentleman derrière les penchants musicaux occultes de Jean 3:16. Dansl’ Évangile de Jean, chapitre 3, verset 16. , il est dit « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné à engendrer son seil fils », le verset biblique le plus souvent cité. Connu sous le nom d’  « Evangile en bref » (Gospel in a nutshell) il est considéré comme un résumé du thème central des croyances chrétiennes. En appelant votre groupe ou votre one-man show, « Jean 3:16 », vous sautez sur le chemin plus léger du rock chrétien ou alors, vous vous engagez sur la route faiblement éclairée du « prosternez-vous devant celui que vous servez » (Bow down before the one you serve) Gerber traque sans aucun doute les ombres de ce dernier.

Au cours des douze dernières années, l’artiste a composé sous le nom de John 3:16, en faisant principalement de la musique instrumentale et des paysages sonores sombres. Des synthétiseurs et des bourdons électroniques. Des couches de guitares sombres et lourdes, tissées de rythmes ritualistes organiques et électroniques. Parfois, de façon lâche, dérivant dans les domaines des bandes sonores imaginaires et de l’art sonore. La musique de Jean 3:16 est axée sur le paranormal, l’occulte, le surnaturel et le mysticisme. La musique embrasse le monde de l’horreur occulte et évoque une imagerie gothique belle, pensive et transcendantale.

Le deuxième album de Jean 3:16-s’appelle Tempus Edax Rerum. Son titre se traduit par « Le temps qui dévore toutes chose », et il poursuit ainsi des thèmes qui sont, de longue date, obscurs ches. L’album se divise en cinq parties inquiétantes, qui sont toutes la vision de Philippe Gerber, à l’exception de RASPLYN (Carolyn O’Neill) dans la quatrième partie.

La première partie s’ouvre dans un style typique, sombre et plein de présages. En l’espace de 15 minutes, Gerber construit un paysage sonore ou une bande-son menaçante et sombre qui transporte l’auditeur dans des mondes d’ombre lointains. Les synthés flottants produisent des couches texturées d’obscurité brumeuse et sombre, sur lesquelles Gerber joue avec une simplicité trompeuse, des failles de guitare et des accords qui sont tordus dans le mélange. D’autres crochets de guitare, presque libres, fournissent des mini mélodrames spectraux et nostalgiques. Peut-être comme les chuchotements à peine entendus de la Faye en demi-rêve ou le réveil avec un aperçu du rêve, avant que la mémoire ne se perde.

La partie 2 (12 minutes) et la partie 3 (9 minutes) se déroulent ensemble comme une longue histoire. En fait, les trois premières chansons sont mélangées pour former la première partie « Mors Omnibus » et les parties 4 (15 minutes) et 5 (6 minutes) sont mélangées pour former la deuxième partie « Mors Vincit Omnia ».

La partie 4 contient les talents vocaux éthérés de RASPLYN, qui sont si habilement entrelacés dans les multiples couches que je n’ai pas remarqué, à la première écoute, qu’il y avait des voix. Ou peut-être, après tout, qu’il n’y en a pas.

C’est la délicieuse et excitante vérité de Tempus Edax Rerum : il y a quelque chose de différent, musicalement, à chaque fois que vous jouez l’album. On n’est jamais sûr de ce que l’on écoutetant il tente de guider l’auditeur le long d’un chemin invisible, silhouetté et cagoulé, vers une destination non spécifiée et peut-être irréalisable. C’est un voyage merveilleux et addictif qui, une fois entrepris, vous fera revenir pour plus, encore et encore et encore.

***1/2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :