Tempesst: « Must Be a Dream »

Écouter le premier LP de Tempesst, c’est comme voyager dans une vieille camionnette fraîche à travers les paysages surréalistes intérieurs, en passant par des canyons cosmiques, des fleurs géantes, des couchers de soleil sur la plage et des nuages de champignons. Il se passe beaucoup de choses et vous ne savez pas dans quelle direction il va tourner, mais c’est passionnant.

L’histoire du groupe a commencé il y a plus de dix ans à Noosa, en Australie, avec son noyau dur – les frères jumeaux Toma et Andy Banjanin. Les premiers pas qu’ils ont faits dans le groupe de l’église. Et à la fin des années 2000, ils se sont rendus à New York, où ils ont développé un artisanat musical et commencé à enregistrer chez eux. Après avoir déménagé au Royaume-Uni, Toma et Andy ont rencontré le guitariste Eris Weber et ont renoué avec de vieux amis australiens – Kane Reynolds et Blake Misipeka. Tempesst est né pour de bon. 

Le quintette basé à Londres a fait ses débuts en 2015 avec un « single » psycho-pop ensoleillé, « Too Slow ». En 2017, le premier EP Adult Wonderland a vu le jour et un an plus tard, un autre, Doomsday. Le dernier disque et le premier LP de leur carrière Must Be A Dream, sorti sur leur propre label Pony Recordings, est le résultat de quatre années de travail et de préparation musicale. 

Dix chansons accrocheuses et ensoleillées cachent une plus grande complexité. Elles explorent des thèmes tels que le passage du temps, l’amour, la perte, l’amitié, les abus ou la superficialité du monde moderne des médias sociaux. Tempesst joue tout cela avec une grâce inébranlable, vous invitant à vous joindre à leur danse hypnotisante. Dès le début avec « Better Than the Devil », il a entendu dire qu’ils avaient réussi les examens de psycho rock des années 60 et 70 avec la note maximum. Des guitares qui gémissent mélodieusement et des chœurs envoûtants sur la chanson titre vous donnent envie de vous plonger dans ce son. Après l’explosion et la précipitation de « High On My Own », vient la ballade « Mushroom Cloud » qui grandit lentement, du baryton profond de Banjanin qui chante sur la rupture et la destruction jusqu’au point culminant avec un solo de saxophone. 

L’électronique brumeuse rencontrera le soleil du surf rock et il sera difficile de résister à ces mélodies liquides et douces dans « Walking on the Water ». Installé au milieu du disque, « On the Run » est un excellent morceau de psych-pop rappelant les échos de Tame Impala et Spiritualized, à la fois dynamique et porteur de tensions et de nostalgie. Le nonchalant et vertigineux « Age of Bored », un morceau qui pourrait être envié par Kasabian. « With a Woman » s’épanouit magnifiquement, souligné par des riffs de guitare céleste. « Is This All That There Is », de son côté nous fera parier que les fans des premiers Arctic Monkeys en seront fans.

Must Be A Dream apporte le psychédélisme moderne à son meilleur dans une élégante tenue rétro. Dans chaque chanson, l’ancien rencontre le nouveau. Le groupe mélange habilement des paysages sonores où l’on peut entendre des inspirations Beach Boys, Midlake ou Flaming Lips avec du rock indé et du folk, montrant ainsi son propre style éclectique. Le premier LP de Tempesst est un disque multicouches, au succès effronté, et raffiné du début à la fin. Trente-sept minutes et vingt-deux secondes d’un fantastique voyage musical.

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