Lambchop: « TRIP »

L’année dernière, Kurt Wagner de Lambchop a eu une idée : pour tenter de « se retirer autant que possible du processus et du contenu », il a invité son groupe à Nashville, a demandé à chacun d’eux de choisir une chanson à reprendre et leur a demandé de diriger le processus d’enregistrement ce jour-là. Le résultat se nommeTRIP.

Le titre d’ouverture, une version de « Reservations » de Wilco, est un morceau de quatre minutes et demie de chant au prasé vocal joyeux, de charmes sonores et de piano apaisant. Le problème, c’est que la chanson dure treize minutes. Les huit minutes et demie restantes sont consacrées à une petite jam session. Si peu, en fait, qu’en une seule écoute, on oublietrès vite quel disque on écoute, ce qui a au moins fait de la deuxième piste une agréable surprise.

Après cela, et une fois que vous avez adhéré au concept de ce nouvel album, le disque prend un peu plus de forme. Les chansons choisies n’ont pas seulement été tirées de l’ombre, mais elles ont été délicatement choisies par chaque membre du groupe. Les raisons invoquées vont du fait d’avoir « la bonne dose de pitié, de malchance et de rédemption pour une bonne reprise de Lambchop » (« Where Grass Won’t Grow » de Earl « Peanut » Montgomery) au fait de vouloir choisir une chanson d’amour sincère, une chance de montrer la tendresse que nous avons appris à connaître chezWagner (« Golden Lady » – Stevie Wonder). Et cette gamme d’émotions est présente tout au long de l’album, le tout avec la signature sonore de Lambchop.

À plusieurs reprises, ce son a noyé l’atmosphère joyeuse des originaux, en particulier les tubes allègres et mélancoliques « Golden Lady » et « Love is Here and Now You’re Gone » »(les parties parlées de ce dernier prenant une forme assez sinistre, presque menaçante plutôt que pleine de remords). Cette joie est parfois remplacée par un peu de d’eaxaltaion, mais cela peut être pardonné. Après tout, c’est la nature d’une reprise : prenez quelque chose de vieux et rafraîchissez-le, changez-le pour l’adapter à vos besoins.

C’est ce que Kurt Wagner voulait lorsqu’il a évité une tournée et a réuni son groupe pour faire TRIP, et, pour le meilleur ou pour le pire, c’est ce qu’il a réalisé.

***1/2

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