Spectres: « It’s Never Going to Happen and This is Why »

Leur son a peut-être changé au cours des dix années qui se sont écoulées depuis qu’ils ont commencé à faire de la musique, mais Spectres n’a pas fait de compromis d’un iota. En fait, c’est probablement le contraire, ce qui, pour un groupe qui a toujours défié la norme et repoussé les limites à chaque sortie ultérieure, est une revendication estimable. Ainsi, toute suggestion selon laquelle Spectres serait devenu « pop » – principalement en raison de plus de la moitié des morceaux de It’s Never Going to Happen et This is Why, qui ne durent pas plus de trois minutes – serait pour le moins prématurée.

Alors que ses deux prédécesseurs, Dyingen 2015 et la suite deux ans plus tard, Condition, les ont sans aucun doute présentés comme la réponse du Royaume-Uni à A Place to Bury Strangers, avac It’s Never Going to Happen et This is Why, ils ont quelque peu remanié leur manifeste. Bien que les éclats de guitare soient omniprésents, le groupe s’est concentré sur une approche plus légère qui réduit de moitié ses maelströms sonores souvent longs, sans pour autant en perdre l’impact.

Écrit et enregistré au début de l’année 2018, c’est pendant la tournée de Condition, alors qu’il testait sur route certaines des nouvelles chansons, que le groupe a réalisé que quelque chose n’allait pas. À leur retour, ils ont repris la planche à dessin et ont fait appel à l’estimé producteur Alex Greaves (bdrmm, Menace Beach et Working Men’s Club étant trois groupes avec lesquels il a récemment travaillé), et le reste appartient à l’histoire.

Ici, dans toute sa splendeur, It’s Never Going to Happen et This is Why frappe comme un choc court et brutal pour le système. Le premier et récent « single », « Idolise Us ! », se situe quelque part entre l’intensité viscérale des autres Bristoliens Giant Swan et Idles tout en évitant à Spectrescette propension ancienne à l’annihilation sonore. Plusieurs invités font une apparition tout au long du disque, notamment Elvin Brandhi et French Margot sur « On Nepotism », un titre qui rappelle Atari Teenage Riot à leur époque la plus féroce.

Pendant ce temps, les musiciens expérimentaux Klein et Ben Vince aident à transformer « Define ‘With’ » en une peinture abstraite et sonore. Le dernier morceau, « I Was An Abattoir », suit le même chemin que certains des segments plus longs du prédécesseur de It’s Never Going to Happen et This is Why, tout en démontrant le penchant de ses créateurs à mélanger les choses comme et quand ils le jugent bon.

Il en résulte une collection de collages musicaux à la fois abrasive et séduisante, et qui s’assoit confortablement aux côtés des deux longs musiciens précédents de Spectres dans leur triumvirat de délices auditifs.

***1/2

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