Great Peacock: « Forever Worse Better »

Pour sa troisième sortie de Great Peacock, Forever Worse Better, le groupe a enfin créé ce à quoi il cherchait à aboutir depuis quelques années à savoir la revitalisation de Heartland Rock. Le comboe y est, en effet, plus serré et tout y semble synchronisépour en fairet un « album d’enfer ».

L’album est un effort beaucoup plus personnel pour Andrew Nelson qui a décrit certains des doutes sur soi et des échecs relationnels qui ont été les muses de certaines des meilleures chansons de l’album (et du meilleur de la carrière de GP). Avec des titres comme « Heavy Load » et « All I Ever Do », il y a une nette croissance dans l’écriture de chansons, tant au niveau des paroles que de la musique et il a fallu beaucoup d’fforts pour pouvoir mettre en mots les émotions qui accompagnent ces sentiments et ces relations qui semblent toujours nous tirer vers le bas.

Nulle part sur l’album la croissance de Great Peacock n’est plus évidente que dans « High Wind ». C’est la chanson qui se démarque le plus sur l’album, et sans doute, l’une des meilleures de leur répertoire Du coup d’envoi de la batterie à la frappe des guitares, musicalement, cette chanson est un vrai feu de paille au point que ce pourrait être un tite de Tom Petty sans verser dans une imitation bon marché. Et les paroles sont un parfait condensé de l’album. Sur cette chanson singulière, Andrew se lamente non seulement sur son vieillissement mais aussi sur ses problèmes relationnels. Demeure pourtant de l’espoir, le plus important étant d’y faire face. Aussi, en ces temps de rêves bizarres et de fièvre covide, c’est une chanson qui semble si pertinente.

L’album est également rempli de ces chansons – « Rock of Ages » et « Learning to Say Goodbye » qui sont magnifiques, significatives et triomphantes tant elles portent témoignage du groupe et de sa capacité à les avoir emmenées sur la route et à en peaufiner le son. Les compositions plus douces ont une texture sonore très agréable. Les rockers sont là. Et l’entrelacement des guitares et des voix d’Andrew et de Blount Floyd est quelque chose à voir. Les lignes de basse de Frank Keith sont serrées et maintiennent tout ensemble. C’est un groupe qui se met en marche, qui trouve sa voix en tant que groupe, et on peut gager que la route est encore ouverte devant eux.

***1/2

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