Garcia Peoples: « Nightcap At Wits’ End »

La façon dont Garcia Peoples ouvre son nouvel album, Nightcap at Wits’ End, la première impression est qu’on a téléchargé de Motorhead par erreur. La basse est incroyablement lourde et a pratiquement écrasé l’autoradio. Quand on vit avec l’album pendant un certain temps, on sait que ce n’est pas le cas. Nous avons, en effet, un groupe qui fait preuve de subtilité et joue sur une dynamique qui lui est propre.

Malgré un riff de basse tonitruant, « Gliding Through » est une façon appropriée d’ouvrir l’album. Le ton interrogateur des paroles correspond certainement à l’humeur du cauchemar américain actuel, « Comment vas-tu voir la lumière/ Quand tout a mal tourné ? / Fais confiance au rêve qui est dans ton esprit/ Je te promets que tout ira bien » (ow you gonna see the light/ When everything has gone awry?/ Trust the dream that’s in your mind/ I promise you we’ll be alright). Plus facile à dire qu’à faire, mais Garcia Peoples a toujours été capables d’évoquer un peu de magie.

Le tempo lourd qui ferme « Gliding Through » est remplacé par quelque chose qui ressemble plus aux ruisseaux qui coulent doucement sur « Wasted Time », cela ne veut pas dire que la chanson ne devient pas lourde, mais qu’elle n’essaie pas de vous soumettre ; c‘est en fait une grande partie de joie qui émane de ce groupe. L’attaque à trois guitares de Tom Malach et Danny Arakaki a été complétée par le passage de Derek Spaldo à six cordes. Avec Andy Cush à la basse et Pat Gubler aux claviers et autres instruments, ils peuvent se diriger vers la stratosphère en un rien de temps. Une mention spéciale doit, à cet égard, être accordée au batteur Cesar Arakaki tant il est des moments où il est difficile de croire qu’il n’a que deux mains.

Offrant des moments de transcendance, « Painting a Vision That Carries » propose des guitares acoustiques qui sont presque brisées par une explosion électrique aux proportions townshendiennes. La juxtaposition crée une transition intéressante, l’acoustique revenant au premier plan avant de glisser vers l’arrière-plan lorsque l’électrique prend le relais et nous prépare à un rendez-vous avec l’inattendu. Au cours de la seconde moitié de cette sortie, le groupe passe sans problème des jams en direct aux enregistrements en studio qui capturent la foudre dans une bouteille.

L’écurie de guitaristes s’étend sur « Crown of Thought » ; pendant près de six minutes, ils utilisent des riffs de guitare doubles harmonisés, des touches espacées et une approche jazzy de la batterie, tout en faisant avancer la chanson. L’interaction entre les guitares et le clavier est un mélange fascinant.

La maîtrise de plusieurs disciplines sur un même disque montre la polyvalence de ces six joueurs. En créant un album qui fusionne les formats de manière relativement homogène, Garcia Peoples continue de grandir et de prospérer en faisant les choses à sa façon. Nightcap At Wits’ End est un album à découvrir encore et encore. Il y a toujours quelque chose de nouveau qui émerge du mélange. De combien d’albums pouvez-vous dire la même chose ?

***1/2

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