Holy Motors: « Horse »

Créé à Tallinn, en Estonie, en 2013, Holy Motors a reçu les éloges de Pitchfork, Stereogum et Bandcamp et a joué avec des groupes comme Low. Aujourd’hui, ils s’apprêtent à sortir Horse, la suite de Slow Sundown, acclamé par la critique, sur le label new-yorkais Wharf Cat Records, en un disque toujours aussi brillant.

Eliann Tulve se plaint de la lenteur avec laquelle l’église n’est plus accessible tous les jours de la semaine, alors qu’un doux son de basse la fait glisser vers l’avant. « Endless Night » est plus sombre et plus atmosphérique, avec un son qui se situe quelque part entre Cigarettes After Sex et Beach House pour commencer, avant de se plonger dans quelque chose de plus éthéré : « It’s another endless night ». La chanson parle de disputes et de désaccords avec une histoire captivante : deux hommes semblent se disputer. Un homme vole le bijou, tandis que l’autre joue de la guitare, « parce que c’est une star ». Le nostalgique « Midnight Cowboy » est tout aussi sombre, car Eliann se souvient qu’il était « un peu en retard à la fête, tout le monde a quelqu’un dans l’air qui est plein d’amour » (A little late to the party, everybody’s got somebody in the air that’s full of love).

« Matador » contient des paroles sur la tristesse et le réconfort qui nous rappellent Scott Hutchison : « Je ne m’inquiète pas, je n’ai pas d’amis à qui parler sur la route où je suis sans fin » (I don’t worry I ain’t got no friends to talk to on the road that I’m on with no end) avant de devenir plus une histoire sur la façon de sortir de la banalité de la vie – machine à glace cassée et tout le reste : « Dois-je rester ou dois-je en chercher d’autres ? » «Trouble » est une autre chanson teintée de country avec juste ce qu’il faut de noirceur : « Au bord de la mer où je suis né, dans tes rêves, mais ensuite tu m’as quitté » (Down by the sea where I was born into your dreams but then you left me) ; « Maintenant, toutes mes peurs me retiennent, elles me retiennent jusqu’à l’arrivée du soleil » (Now all my fears they hold me up, they hold me till the sun comes). « Ensuite, je mets une croix sur mon cœur et j’espère, je prie, que je ne mourrai pas » ( hen put a cross on my heart and I hope, I pray, that I won’t die) avant que l’instrumental de « Life Valley », dans le style des Raconteurs, ne mette un terme à l’album, un disque que vous voudrez chevaucher malgré ses thématiques mélancoliques.

***1/2

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