Katie Melua: « Album No. 8 »

Album No. 8 de Katie Melua, artiste deux fois nominée aux Brit Awards, produit et arrangé par Leo Abrahams, est un disque très personnel et très ouvert sur l’amour et la perte. Il contient dix morceaux magnifiquement composés et très autobiographiques. Chacune est une vignette qui raconte une histoire, une série de pensées, comme si elle était lue dans un journal intime. 

S’ouvrant sur le magnifique et doux « A Love Like That », la chanteuse pose la question constante : comment faire durer l’amour ? Bien qu’elle ne le précise pas, la ballade – comme la plupart des chansons – évoque fortement ses sentiments sur la fin de son mariage de sept ans avec le musicien et coureur de Superbike mondial James Toseland.  

La voix mélodieuse de Melua, sa riche basse et ses symphonies planantes nous entraînent dans un univers ludique et fantasque – le portrait d’un triangle amoureux – et la douce ballade « Leaving the Mountain », avec sa flûte et ses instruments envoûtants, parle d’un voyage effectué avec son père dans les montagnes du Caucase, au bord de la mer Noire. Avec un son de musique country bien particulier, les étonnants accords de guitare et la voix apaisante et béate de « Joy » sont suivis par  « Voices in the Night », un morceau charismatique et atmosphérique avec clarinette, cordes et un rythme dynamique.

Le tendre « Maybe I Dreamt It, » co-écrit avec son frère et mettant en vedette une guitare acoustique et un orchestre de choc, est un morceau magnétique et évocateur qui montre la portée stellaire de la chanteuse – un hommage à la chorégraphe de danse moderne Pina Bausch, dont le travail l’a profondément marquée. Avec sa touche de piano et de chœur folk et émouvante, « Heading Home » rappellera l’enfance de Melua, et la puissante et déchirante « Your Longing Is Gone » sera une très belle composition, saisissante et douloureusement romantique qui a tout d’un classique.

« Airtime », un numéro lunatique et sensuel, traite de la perte de l’amour, de la question de savoir ce qui a mal tourné et si l’on n’a pas trop cherché à la blâmer – ce qui semble faire allusion à sa propre rupture. Enfin, « Remind Me to Forget « – également avec un soupçon de musique country – est une rêverie sympathique, mélancolique et nostalgique sur l’apprentissage de l’adaptation à la fin d’une relation.

Il y a un sentiment de liberté et d’honnêteté dans cet album. Entièrement naturel et sans artifice, le disque donne l’impression que l’artiste nous parle directement. Alors que les expressions parlent de réflexions universelles, les paroles d‘Album No. 8 sont poétiques et obsédantes. La belle voix mélodieuse de Melua, combinée à la superbe partition d’Abrahams, donne naissance à une compilation captivante et impressionnante qui nous entraîne sur une vague d’errance onirique.

***1/2

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