The Archaeas: « The Archaeas »

Entrez dans le bassin de la phylogenèse humaine primordiale. La soupe riche en nutriments qui est la mère de toute vie sur terre. C’est ici que vous trouverez la couche de la sorcière primitive. Ses proto-cultures ont trouvé leur chemin dans chaque pensée, chaque contraction musculaire, chaque pli et chaque strate de votre psyché.

À chaque génération environ, elle s’incarne dans un seul être hôte, un avatar pour ses cris et ses hurlements. Le récipient d’où son message démiurgique se déverse sur le monde et il apporte maintenant la vérité la plus profonde et la plus crue sous ses cris sauvages : « Ce monde a été fait pour le rock and roll. »

The Archaeas est un trio originaire du Kentucky dirigé par Violet Archaea. Une société de scions pré-civilisationnels qui vous tendra la main au fond de la gorge, se faufilant par l’ouverture de votre bouche béante avec un tentacule fait de rocher de garage frit afin d’accéder à l’animal tordu qui s’y trouve. Leur premier album éponyme fait revivre un type de rock’n’roll enragé et rouge qui a disparu au milieu d’un renouveau nu-métal en plein essor et de sessions interminables de lissage de playlists hyper-pop.

Il n’y rien de mal à ces styles, n’est-ce pas ? N’est-ce pas non plus toujours rafraîchissant d’entendre quelqu’un sortir une mélodie d’une guitare de temps en temps.

C’est cette énergie sans faille qui fait que The Archaeas méritent vraiment votre attention. Ils ont cette façon naïve mais savante de les connaître qui rend les énergies primaires qu’ils invoquent d’autant plus convaincantes. L’une des influences majeures, et admise, du groupe le combo japonais, Guitar Wolf, et la présence de leur postcombustion est en effet omniprésente. Du peloton d’exécution guidé par laser et de la rébellion coordonnée par radio de la distorsion qui souffle « Reality Commander », aux accords de ratissage spatial de « Cosmic Unknown » » la morsure du loup se fait sentir partout.

Vous allez avoir un contact Ty Segall haut perché avec les mélodies hypnotiques, martelées, de backflip et l’angoisse misérable de « Last Cigarette », et vous aurez beaucoup à savourer quand le hardcore comprifié des Obliviens viendra s’écraser pour brouiller les signaux sur « TV Scream ».

Enfan, quand quand les ongles de « Witch » vous gratteront le dos , tous les péchés seront pardonnés et vos défauts absous. Et, entrez en contact avec la brute écailleuse qui sommeille en vous avec cette charmante vipère de l’album, un coup de revival rock, et laissez la civilisation vous emporter par son venin électrique qui coule dans vos veines !

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