Cabbage: « Amanita Pantherina »

Deux ans se sont écoulés depuis la sortie du premier album de Cabbage, Nihilistic Glamour Shots, un disque qui a vu le groupe faire de nombreuses tournées à guichets fermés, jouer aux côtés de grands noms et se produire dans de grands festivals. Vendredi dernier, Son deuxième album, Amanita Pantherina, se veut un retour en force qui a vu le groupe mûrir.

Le disque commence avec « Leon The Pig Farmer », un morceau punk et furieux qui fait référence à George Orwell et, d’une durée de moins de 2 minutes, il est absolument percutant et il montre que , en effet,Cabbage est de retour, et se voulant plus grand et meilleur que jamais.

« You’ve Made an Artform (From Falling To Pieces) », le premier « single » de l’album. Inspiré de Coronation Street, il voit Cabbage aborder la question de la santé mentale masculine avec une interprétation psychédélique qui est destinée à sonner encore plus grand en « live ».

« Raus ! » (en allemand) est un morceau qui se démarque de l’album. Cabbage y fait un commentaire social sur le Brexit et fait vraiment réfléchir l’auditeur aux conséquences néfastes de la séparation du Royaume-Uni et de l’Europe. Comportant un chant déformé et accrocheur et un riff de guitare croustillant qui contribue à donner vie au morceau.

Les textes de « Once Upon A Time In The North » aident Cabbage à montrer ce qu’est vraiment la vie dans le nord de l’Angleterre, des sons de basse abrasifs ajoutent à la sensation de chaos que ce morceau contient. Hatred l’atténue un peu, un morceau acoustique à l’instrumentation époustouflante, complétant à merveille le chant du chanteur principal Lee Broadbent.

« Medicine » se démarque également, envoyan presque le combo dans le royaume des gothiques ; un schéma plutôt approprié pour 2020, avec des lignes de basse retentissantes et des paroles accrocheuses telles que « Déployez les médicaments, vive les morts » (Roll out the medicine, long live the dead).

Le dernier morceau s’achèvera da manière psychédélique, et encore plus dépouillé que les précédents. D’une durée de 6 minutes, il donne aux auditeurs le temps de réfléchir sur les morceaux qui l’ont précédé, avec des paroles pleines de remords et de réflexion avant de s’achever avec grâce. Sur seulement 11 titres, Amanita Pantherina emmène Cabbage vers de nouveaux horizonsdans uncontrole du son qui le rend encore plus unique, celui d’une production folle témoignant du le retour d’un Cabbage débordant de colère et de confiance.

***1/2

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