Death Valley Girls: « Under the Spell of Joy »

Under the Spell of Joy, le dernier album du combo de Los Angeles, Death Valley Girls, oscille entre le psycho rock cosmique des trous noirs et le pop garage lo-fi punchy, alors que le groupe cherche à séduire les anciens fans et les nouveaux venus avec son son sombre mais optimiste.  

Le noyau dur du groupe (la chanteuse et guitariste Bonnie Bloomgarden, le guitariste Larry Schemel, la bassiste Pickle (Nicole Smith) et le batteur Rikki Styxx) est rejoint par le saxophoniste Gabe Flores et le claviériste Gregg Foreman pour les numéros plus langoureux tels que l’introductif « Hypnagogia ». Nommée pour l’espace entre le sommeil et le réveil du saxophone distant qui nous hante, les pulsations de la basse et les orgues sinistres flottent tous autour de nous avant que Bloomgarden, soutenu par un chœur, ne nous éclaire vocalement.

Ce psycho-rock se poursuit sur la chanson titre de la marche tandis que les drones sourds de « Hey Dena » ne vont jamais nulle part de très intéressant, au contraire, plus près « I’d Rather Be Dreaming » est un jam allongé de dynamite qui incorpore avec succès des cris profonds, des guitares floues, et des vampires d’orgue. Le meilleur des morceaux de style spatial est « The Universe », qui prend un ton flottant et léger lorsque l’orgue fait vibrer le morceau avec succès. 

D’un autre côté, le groupe sort également sa marque de goth-pop lo-fi bubblegum. Des titres comme « Hold My Hand », « Bliss Out » et « Little Things » s’inscrivent tous dans cette lignée, tandis que Styxx joue de la batterie, que la guitare de Schemels s’embrouille et que Bloomgarden chante doucement avec une touche de noirceur. « It All Washes Away » donne un coup de fouet à la périphérie du punk tandis que « 10 Day Miracle Challenge » insuffle un peu de Sleater-Kinney dans le dance rock.  

Ces deux styles distincts fonctionnent bien séparément sur l’album et fusionnent sur le final. « Dream Cleaver » emmène la pop et le psychédélique dans un mélange tourbillonnant de beats groovy, de riffs trébuchants et de refrains sur lesquels on peut crier. Under the Spell of Joy donne aux Death Valley Girls la liberté d’explorer et la structure de se resserrer pendant qu’elles dansent ensemble et se trémoussent dans le vide.

***1/2

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