The Arthur Brothers: « Nine »

Nine est le premier album des Arthur Brothers et c’est un opus accrocheur endiable et excellement bon pour les oreilles.

Leur voyage a commencé lorsque les talentueux frères Matt et Danny Arthur ont rencontré le producteur/compositeur et multi-instrumentiste J. C. Wright, et qu’ils se sont lancés collectivement dans une entreprise créative colossale, une aventure musicale sinueuse…. ; une entreprise qui ne peut être décrite que comme… de l’art pour l’art. Enregistré dans un vieil entrepôt délabré du nord de Londres – aujourd’hui connu sous le nom de ClearLight SoundCave – avec des fenêtres brisées, du béton fissuré, du parquet et une cage d’escalier art-déco aux sonorités caverneuses, qui figurent collectivement en bonne place dans la tonalité et l’ambiance de l’album. Une approche bricolée qui s’épanouit finalement en une majestueuse proclamation sonore.

Les neuf morceaux qui en résultent, d’une durée de 51 minutes, sont un hit psychédélique et intergalactique du rock n roll. Les fans de Flaming Lips, Ennio Morricone, Pink Floyd, Tears For Fears ou The Velvet Underground devraient se presser pour assister à ce remarquable premier album.

S’ouvrant sur le tonnerre tribal viscéral de « Ninth », sur la pop lumineuse et électrique de « Lovesunk », sur le récit schizophrène de  « Violet Hum » et sur l’opéra rock post-moderne qu’est « Watson », Nine est guidé par des mélodies vocales captivantes et des thèmes lyriques fascinants. Un son cinématographique éclectique : grandes cordes, guitares charismatiques, pianos grandioses, vaste batterie, cuivres percutants, chœurs éthérés, quatuors de barbiers, et des arrangements complexes en constante évolution avec des surprises à chaque coin de rue…boîtes à rythmes de machines à écrire, violons cambodgiens, vibraphones, pianos à pouces, accordéons, harmoniums, harpes, synthés cosmiques, mégaphones jouets…tout et l’évier de la cuisine.

Les albums de cette envergure sont une véritable rareté, surtout sous la forme d’une première sortie. The Arthur Brothers ont livré l’un des premiers albums les plus remarquables depuis des années et des années. Goutteux de sang, de sueur et de larmes, Nine obtient définitivement la note maximale de 10, aluant ainsi un disque qui fera l’affaire de tous ceux qui découvrent ce « debut » album essentiel à à ce qui constitue l’espace, terrestre ou autre.
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