Christopher Bissonnette: « Wayfinding »

Le musicien électronique canadien Christopher Bissonnette a fait évoluer ses sonorités avec Wayfinding. Sur son sixième album studio, Bissonnette remplace ses sons de synthétiseur par des sources électroniques et acoustiques. Des enregistrements de terrain sont insérés et entrelacés avec les drones vaporeux de Wayfinding pour produire une atmosphère fraîche et brumeuse. Mélodiquement introspectif et harmoniquement translucide, Wayfinding zoome sur le minutieux et le minuscule, étudiant le paysage domestique de la maison et « transformant la banalité et l’insignifiance de l’intérieur familial en vastes panoramas et en panoramas bucoliques », où le banal est transformé et vu d’un œil nouveau, l’ancien et le familier devenant une source de lumière nouvelle.

Les drones de Wayfinding sont capables de remplir l’atmosphère d’appréciation et d’émerveillement. Les mélodies parsèment la musique comme des gouttes de pluie, se sentant comme un morceau de la Biosphère lorsqu’elles tombent à travers l’atmosphère lo-fi, enjolivant légèrement l’air lorsqu’elles tombent d’en haut. L’ensemble du disque tourne autour de l’atmosphère, faisant de Wayfinding un disque élémentaire, dont le cœur est accordé aux fréquences des modèles météorologiques et des drones oscillants. Les mélodies sont capables de briller avec une férocité surprenante, scintillant avec force tout en étant assez douces pour réchauffer la peau. En s’insinuant lentement dans son environnement et en l’influençant, la musique de Bissonnette peint la réalité avec sa série de minces drones

Les sons changent et évoluent constamment, un peu comme la production de Bissonnette au fil des ans, et bien que les bourdons se déplacent à un rythme langoureux, les mélodies qui les entourent sont toujours en mouvement, passant d’un point de lumière à un autre ; lorsque l’un d’eux s’allume, son prédécesseur fait un clin d’œil pour disparaître. Les températures varient également, car une touche de givre s’attarde sur deux de ses huit paysages sonores, élevant la musique et la transformant en un flux d’air plus frais, tandis qu’à d’autres moments, un bourdon rayonnant suinte positivement de chaleur et de lumière, comme s’il captait un courant plus chaud. Bien que la musique dérive, elle n’est pas complètement dépourvue de direction, et Bissonnette dirige la musique dans l’air, en descendant plus bas au niveau du sol avec le chant des oiseaux et d’autres sons de terre, mais sans jamais toucher le sol complètement. Wayfinding est plutôt un disque qui plane constamment au-dessus de son pays tranquille.

***1/2

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