Into It. Over It: « Figure »

Sur le dernier album de On Into It, Standards, Evan Thomas Weiss a réalisé un disque de type « I’m thirty and afraid ». C’est un sujet qui peut être rebattu et clichémais Weiss a pris un thème peut-être insignifiant et lui a donné un vrai sens des enjeux et de l’excitation aini générée. Cela n’a pas fait de mal que les chansons soient très rock : même si le titre d’ouverture ,« Open Casket », avait tous les signes d’un enregistrement réalisé dans une cabine, des morceaux comme « Closing Argument » et « Vis Major » étaient aussi vivifiants et exaltants que les albums de Weiss en 2011 et 2013. Avec la sortie de son nouvel opus, Figure, il semble que les parties ennuyeuses de l’emo d’âge moyen l’ont rattrapé. C’est un album rempli de Into It. Over It., qui se caractérise par des sentiments lyriques conversationnels, une partie de guitare math-rock occasionnelle et une batterie d’ancrage. Mais même avec les compositions solides et généralement excellentes de Weiss, ça ne fait jamais tilt.

La question prédominante ici est sa production. Les chansons s’effacent pour laisser place à des guitares électriques, boueuses et atmosphériques. Les grands refrains s’effacent pour laisser place à des grooves midtempo mous avec des guitares acoustiques oubliables et des touches de piano électrique. D’autre part, les paroles de Weiss sont d’une beauté attendue. La lente construction de l’instrumentation de « A Left Turn at Best Intentions » est sans surprise, mais les détails elliptiques d’environ un mois, de pire en pire, sont incroyablement résonnants. Cette prose est attrayante, car elle est à la fois cryptique et universelle. Des phrases comme « J’ai essayé et je pense que c’est le mieux que je puisse faire » (I’ve been trying and I think that’s the most I can do) sont très racontables, mais des expressions désinvoltes sur les tueurs de cow-boys qui se préparent et sur « Armitage Avenue » donnent à ces chansons un air de vie. Malgré la grande poésie, la moitié des chansons ici : « (Dressing Down // Addressing You » et « Hollow Halos » n’ont pas de personnalité sonore.

Heureusement, il y a des moments de brillance dans Figure. Les deux « single »s de l’album, « We Prefer Indoors » et « Living Up to Let You Down », s’y joignent immédiatemen et montrent un Over It. à son meilleur. Le premier, avec ses rythmes de guitare acrobatiques et son jeu de batterie habile, ressemble à une chanson prête pour l’énergie d’un live. C’est un couple parfait de paroles mélancoliques sur une rupture (« A beginner’s guide to annoyance » est l’une des lignes les plus tranchantes de l’album) et une accroche-anthémique on ne peut plus recommandable. Lorsque vous arrivez à la fin, cela devient cathartique. « Living Up to Let You Down » a une vague énergie (Death Cab, avec le sentiment lugubre de « We sing along but the feeling’s gone » appliqué à une relation sur une mélodie chaude. Au fur et à mesure que la chanson avance, elle devient carrément déprimante. Weiss énumère des possibilités pour l’avenir avant de tomber sur la pire : son partenaire actuel va déménager à un pâté de maisons de là et ils vont passer à autre chose. Des moments comme « Living Up to Let You Down » sont inoubliables ; c’est juste une déception que le reste de l’album ne soit pas du même tonneau.

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