Ulver: « Flowers Of Evil »

Ce combo légendaire de par son parcours singulier sort un nouvel album, ainsi qu’un livre de plus de 300 pages retraçant son inléraire musical, Wolves Evolve : The Ulver Story. Ulver, qui signifie « loup » en Norvégien, est une formation protéiforme active depuis 1993, a d’abord proposé trois albums de black metal, puis, avec beaucoup de talent et autant d’audace, a abordé une multitude de styles – néo-folk, jazz expérimental, trip-hop, ambient, drone – pour s’orienter vers une musique pop qui vient évidemment d’autres territoires. Depuis quelques années, le pack alterne entre ces albums pop, soutenus par la voix limpide et pénétrante de Kristoffer « Garm » Rygg, et d’autres projets : bandes originales et albums instrumentaux, comme un remarquable Drone Activity sorti l’année dernière.

En dépit de sa polyvalence, les ambitions artistiques du groupe n’ont pas faibli. Dénicher le sublime, non pas en plein jour, mais, comme le dit le titre de l’un des morceaux de cet opus, « Hour of the Wolf », les dernières heures de la nuit, où le sublime et le tragique se confondent. Flowers of Evil, dans la lignée esthétique de son chef-d’œuvre, The Assassination of Julius Caesar en 2017, est imprégné de ce dessin imposant qu’ils créent à chaque fois en utilisant une variété de textures.

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Ledit nouvel album, avec ses impulsions « années 80 », est comme une anthologie d’histoires personnelles, de drames humains, avec un traitement naturaliste. Devenu maître dans l’art de relier la petite histoire à la grande, le groupe se révèle dans toute sa force grâce à un sens du récit sans pareil. Il en résulte des pièces magnifiques, riches, sérieuses et dansables, où la contemporanéité est proche des références bibliques et historiques. Deux collaborations sur l’album : la guitare et l’électronique de Christian Fennesz sur la piste d’ouverture, eOne Last Dancee, véritable manifeste de cantiques. Le funk affligé de « Little Boye atteint, lui, une délicieuse saturation, à la fin de laquelle apparaissent les cornemuses de Michael J. York de Teleplasmiste. La puissance d’Ulver rayonne bien au-delà de sa musique, au point de composer une dense fresque mythiqu dépassant de très loin sa propre ibdentité.

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