Fenne Lily: « Breach »

Lanération Z entr maintenant dans la vingtaine ; c’est’ene période où l’on s’attend à ce que l’on soit enfin adulte, ce qui implique de quitter la maison de ses parents en ayant décidé exactement ce que l’on veut faire de sa vie et de ses activités futures. Comme Fenne Lily le sait, le saut dans la vingtaine n’est pas aussi important que prévu.

Dans Breach, elle a entrepris un voyage, celui de trouver enfin du réconfort en elle-même et de rester seule. C’est ce qu’explore directement « Berlin », une chanson écrite après une expérience formatrice dans la ville, où elle a passé un mois seule. Guidée par les harmonies vocales de Lucy Dacus et Ali Chant, la chanson est une étreinte chaleureuse qui rappelle le succès de ne pas avoir peur d’être seule en sa propre compagnie tout en soulignant l’aliénation de l’expérience.

Dans ce voyage pour trouver du réconfort en elle-même, Fenne regarde le positif tout en acceptant les différentes mises en garde. Chacun a son propre chemin vers la guérison, le titre « Alapathie », mélange d’apathie et d’allopathie, montrant ainsi un certain scepticisme quant à savoir si les drogues guérissent la cause première des problèmes. Il y a le fait d’oublier ses ex et de brûler les ponts, mais d’accepter le peu de positif qu’on peut en tirer : « Je te vois toujours comme une sorte de réconfort qui me permet de croire qu’un jour je serai comprise » (I still see you as some kind of reassurance that someday I’ll be understood).

Pour diverses raisons, la Génération Z souffre de problèmes de santé mentale plus importants que les générations précédentes. Tout au long de Breach, il y a de nombreuses références à sa santé mentale, « se concentrer sur un sentiment d’étranger, sans peur et sans attrait » (focus on a foreign feeling, unafraid and unappealing). On nous donne un aperçu d’un parcours très personnel et il est parfaitement retracé par l’acoustique, les introductions capricieuses de la guitare électrique et les cascades de touches du piano qui semblent en quelque sorte vous rappeler une époque où vous êtes tombé. Il est à la fois réconfortant et enveloppant, une couche supplémentaire dans le froid, mais il a la capacité de vous faire chavirer et de vous arracher le souffle. Il envisage la libération de la solitude mais aussi les tendances claustrophobes de la solitude, se repliant sur soi-même, vous écrasant comme si vous étiez un petit paquet fragile et croustillant.

L’écriture de Fenne Lily est illuminée par des moments de sarcasme, d’esprit dissocié et de confessions d’une honnêteté rafraîchissante. « Je n’ai pas peur de mourir, encore moins d’être en vie. Savoir cela et plus encore, je sais que je ne suis pas seule » (I’m not afraid to die, more so to be alive. Knowing this and more I know I’m not alone) est peut-être le meilleur résumé. Breach est l’acceptation des cicatrices, des leçons qui en découlent et l’effort pour s’échapper d’une prison psychiatrique que beaucoup de gens peuvent avoir vécu, même fugitivement.

***1/2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :