Joshua Burnside: « Into the Depths of Hell »

Le dernier album de Joshua Burnside, Into the Depths of Hell, fait partie de ces albums pour lesquels, lorsque la tournée sera annoncée, votre ami vous demandera quelle chanson vous êtes le plus pressé de voir en concert et à qui vous pourrez répondre : « Toutes. »

L’album est, en effet, incroyable et, si vous avez suivi Joshua Burnside sur les médias sociaux, vous aurez vu le clip musical de « War On Everything », qui vous donne un petit aperçu de ce qui va suivre. L’ambiance générale du disque rappelle légèrement Willy Mason ou Alexi Murdoch; il touche à l’Americana, au folk irlandais et met en avant le point fort de Burnside, le récit.

« Under The Concrete » a une mélodie merveilleusement amusante et édifiante qui nous transporte tout au long delson déroulé. La chanson elle-même semble simple et paisible, mais elle nous montre à quel point un crochet dans la mélodie peut être puissant. Les trois chansons suivantes sont « And You Evade Him/Born In The Blood », « Whiskey Whiskey » et « Driving Alone In the City At Night ». Placées l’une après l’autre dans un ordre parfait, chacune a son propre son distinct de guiares en glissando et se déroule sous la douce voix folk de Burnsides.

Certains d’entre vous savent peut-être comment Burnside lutte contre la peur de l’avion et dans « Whiskey Whiskey », sa voix nous chante : « Mon estomac se retourne et je regarde le personnel de cabine pour voir s’il y a des signes d’inquiétude, mais il ne donne pas grand-chose ». C’est un petit texte qui fait partie intégrante de la composition, mais c’est une phrase que beaucoup de gens peuvent comprendre.

« Driving Alone In The City At Night » dure plus de six minutes, mais chaque seconde est comptée. Cette chanson est tellement chaotique, avec ses guitares rapides, sa batterie, son auto-accord extrême et des paroles parcimonieuses. Burnside est presque brisé par le chagrin alors qu’il nous chante avec ce qui ressemble à la pluie qui tombe sur un toit de tôle. Il crée une image si claire que vous pouvez vraiment voir l’histoire de cette chanson se dérouler dans votre tête.

« War On Everything » se démarque complètement des autres titres de l’album et est probablement l’une des plus fortes du disque. La structure et le chant sont très intelligents et votre oreille veut constamment en entendre plus. Les instruments à cordes lui donnent une énorme et intense profondeur au point qu’on sera tentéde la réécouter et la chanter aussi fort que possible. En tant que final d’un concert, ce serait le titre idéal.

Le dernier morceau, « Nothing For Ye », nous ramène à ce pour quoi Burnside est le plus connu : le chant et les histoires. Il nous rappelle cette période de l’enfance où l’on écoutait de vielles et traditionnelles contines folkloriques avec une histoire magnifiquement racontée et des paroles telles que : « Eh bien, je n’ai rien pour toi aujourd’hui ma chère, pas d’huile dans le réservoir, L’eau que je crains sera aussi froide que la pluie, qui tombe en Décembre, Non, je n’ai rien pour vous aujourd’hui ma chère. Je n’ai rien pour toi, ma chérie, si j’avais assez d’argent, je t’achèterais une bague, car j’avais peur qu’un jour tu t’enfuies avec un docteur parce que je n’ai rien pour toi, ma chérie ».

Well I have nothing for you today my dear, no oil in the tank, The water I fear will be as cold as the rain, that falls in December, No I have nothing for you today my dear. Eh bien, je n’ai rien pour toi, ma chère, Si j’avais assez d’argent, je t’achèterais une bague, car j’ai peur qu’un jour tu t’enfuies avec un médecin car je n’ai rien pour toi ma chère. » (Well I have nothing for you today my dear, no oil in the tank, The water I fear will be as cold as the rain, that falls in December, No I have nothing for you today my dear. Well, I have nothing for you, my sweet darling, If I had enough money I’d buy you a ring, for I worried someday you’ll run off with a doctor cos I have nothing for you my sweet darling).

À l’écoute de ce titre,on ne pourra que ressentir un sentiment ou un souvenir agréable d’il y a de nombreuses années. Into the Depths of Hell est un album étonnant. Il a un tel poids, une telle intensité et un tel chagrin qu’il touche un nerf qui est à la fois joyeux et réconfortant. Après l’avoir écouté, vous n’aurez qu’une envie, celle de le réentendre. Ce sera un opus qui gardera sa place sur les étagères pendant de nombreuses années.

****1/2

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