The Brothers Steve : « #1 »

Suivant cette fière tradition de rock ‘n’ roll qui consiste à nommer des groupes de patronymes trompeurs, The Brothers Steve ne sont pas des frères, et aucun ne s’appelle Steve. Le groupe basé à L.A. joue sa propre marque de powerpop, avec une bonne dose de bubblegum ajoutée au mélange. Le combo a déjà sorti trois « singles » (dont un sur le thème de Noël), mais leur premier album  #1 contient sept nouvelles chansons, ainsi que trois morceaux qui figuraient sur ces « singles » (uniquement en numérique).

En accord avec l’esthétique des dessins animés de The Brothers Steve la musique du premier album fait fortement écho à celle des Vandalias, un groupe powerpop sur le thème des dessins animés, immortalisé sur l’un des sets essentiels de Jordan Oakes, les Yellow Pills. Mais les chants enjoués sont soutenus par une musique plus dure, qui rappelle Redd Kross dans sa pop punk la plus intelligente.

Les harmonies et les vocaux sont une tuerie et  #1 nous gratifie les deux en grande partie. Le riff musclé d’ »Angeline » est équilibré par le solide travail vocal du groupe. « She » n’est pas un classique des Monkees, mais c’est néanmoins un solide morceau de jangle-pop, avec quelques changements d’accords gagnants et de la subtilité dans le « rocking-out ».

Le groupe change de style tout en opérant dans le genre qu’il a choisi. « Carolanne » est une pop douce et mélodieuse qui rappelle Matthew Sweet. Le titre et le refrain de l’un des morceaux les plus forts de l’album s’exclame « We Got the Hits », et bien que cela puisse être exact ou non dans un contexte commercial, en termes de qualité, The Brothers Steve tient cette promesse. En outre, le « C’mon Pappy »» aux accents psychédéliques, canalise l’ambitieux rock mélodique de ces musiciens légeandaires des années 1960 à Los Angeles.

Poursuivant sur ce thème des années 60, l’ouverture de la deuxième partie, « Songwriter », suggère ce à quoi cela pourrait ressembler si The Stooges et The Monkees avaient accroché. (En d’autres termes, cela rappelle Redd Kross.) Précédemment sorti – bien qu’avec un mix différent – sous la forme du « single » numérique, l’accrocheur « Carry Me » sera certainement un titre qui deviendra culte.

Les applaudissements trouvent souvent leur place dans le pop rock, et ils sont très à l’aise sur « Good Deal of Love ». Cette chanson n’est peut-être pas une innovation stylistique, mais c’est une musique mémorable et bien conçue. De son côté, « Beat Generation Poet Turned Assassin » met en évidence le sens de l’humour irrévérencieux, axé sur la culture pop, qui imprègne la musique de Brothers Steve. La chanson elle-même est caractérisée par un jeu énergique, des accords de puissance déformés, une basse insistante, encore plus d’applaudissements et un refrain contagieux qui vous fera chanter. Il se pourrait bien que ce soit le morceau le plus fort du disque.

The Brothers Steve prendront une direction très différente avec un « Sunlight », du style Unplugged se caractérisant par un chant de tête doux, beaucoup de guitare acoustique, un joli morceau de piano électrique et des harmonies vocales proches. C’est un peu déplacé sur cette collection de rockers uptempo, mais cela montre bien que The Brothers Steve ont du talent et de la polyvalence à revendre.

***1/2

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