Secret Machines : « Awake In The Brain Chamber »

En 2004, Now Here Is Nowhere a fait entrer Secret Machines sur la scène musicale grâce à un grand coup de poing rétro et à l’attrait futuriste du rock spatial par laser. Après quelques albums de rendements décroissants et le départ du guitariste Benjamin Curtis du groupe, puis une mort tragique, The Secret Machines s’est doucement éteint.

Aujourd’hui, ils reviennent avec Awake in the Brain Chamber : les membres Brandon Curtis et Josh Garza se sont regroupés et se sont associés à des amis d’hier et d’aujourd’hui pour nous offrir un disque de huit titres aux lignes épurées. Le duo a reçu l’aide des musiciens Chris Kyle, Brian Bisordi et Sarah Pedinotti, mais le plus important est peut-être que les chansons ont bénéficié de la contribution de Benjamin Curtis, qui a apporté ses réflexions, ses idées et ses lignes de guitare avant sa mort.

Ce n’est pas un secret, ces machines fonctionnent mieux lorsque les énormes coups répétitifs de Garza propulsent les cordes, les synthés et les voix interrogatives de Curtis, poussant le groove hypnotique complet à s’envoler avec une énergie de recherche à toute épreuve. Les morceaux plus lents ont tendance à diluer les forces du groupe et à user leur accueil, mais lorsque le groupe monte en puissance, ils sont généralement couronnés de succès.

L’album, avec « « 1,2,3,4,5 Let’s Stay Alive », démarre en poussant dans cette direction, mais le psycho-rock qui se déchaîne ne s’enflamme jamais sur la rampe de lancement. Des efforts tels que l’exaltante succion de « Everything’s Under » et la distorsion et le tambourinage insensé de « Dreaming Is Alright » réussissent mieux à exploiter la synergie cosmique du duo. Mais Secret Machines ne se contente pas de reprendre sa vieille formule, puisque « Angel Come » utilisera des basses pulsées, des envolées orgasmiques et des lignes de synthé/guitare tourbillonnantes pour perturber ses tropes typiques.

Le premier « single », « Talos’ Corpse », s’oriente vers un morceau plus moderne, avec des rythmes de synthétiseurs pour les boîtes de nuit, mais le titre, ennuyeux, ne passera jamais à la vitesse supérieure. Un meilleur morceau influencé par les années 80 sera « Everything Starts » qui se balance avec une lueur de néon alors qu’il flotte doucement autour des lignes de guitare de Benjamin Curtis.

Les deux morceaux qui clôturent le film intègrent les groupes que les Beatles adorent dans leur grand style de percussion, alors que « A New Disaste » » apporte une légère luminosité au mouvement des hanches, avant que « So Far Down » n’incorpore des cordes, un piano, des harmonies et une orchestration grandioses, mais s’arrête juste quand il semble que les choses vont exploser. C’est un changement notable sur le nouvel album, les jams plus allongées ont été tronquées, alors que Secret Machines pouvait parfois errer, les meilleurs moments de la carrière du groupe ont toujours été longs « « First Wave Intact », « Alone Jealous & Stoned ») donc si ces chansons sont un retour agréable, elles ne s’empilent pas à côté des moments forts du groupe.

Retrouvailles surprenantes, The Secret Machines ont ouvert avec succès une nouvelle décennie avec Awake in the Brain Chamber, un album de retour qui sonne comme un retour à la maison avec leurs sorties passées tout en peignant une voie d’avenir si le groupe continue à explorer son cosmos rock.

***1/2

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