The Waterboys: « Good Luck, Seeker »

Good Luck, Seeker des Waterboys est un disque intéressant et bien conçu, plein d’influences diverses mais fermement guidé par les racines rock du groupe. Une structure asymétrique divise lopus en deux parties distinctes qui offrent des expériences très différentes. La première partie offre un maillage d’époques et de genres musicaux, en capitalisant sur la production moderne pour faire écho aux sons de la nostalgie. La seconde moitié est liée par la nature, folklorique dans son récit.

Le disque s’ouvre sur le groove symphonique de « The Soul Singer ». Cette chanson explosive agit comme une machine à remonter le temps funky qui vous renvoie au jazz et à la soul des années 1950, enveloppée dans une composition instrumentale et vocale des années 1970. Dennis Hopper est un trip psychédélique coloré qui évoque une brume onirique, avec une livraison fraîche et fluide. Le dernier morceau qui se démarque de cette moitié de l’album est « Why Should I Love You ». Il commence avec des synthés à clavier souple, le chant chuchotant qui se faufile entre les couplets, juxtaposés à un refrain joyeux et enjoué. Dans ce numéro, les instruments brillent vraiment, mis en valeur par une production sans faille qui ne surcharge pas.

Le grand changement de ton se produit avec « My Wanderings in the Weary Land. » C’est une prédication et une prophétie, ce qui reste une constante dans les chansons qui suivent. Le « single » a un côté rock chrétien ; les voix parlées typiques sont ici prédominantes, ce qui ajoute à l’impression de sermon. La longueur du morceau rappelle les homélies de la messe. « Good Luck, Seeker » est un morceau de folk mystique qui s’inscrit dans la même lignée. La production obsédante se marie bien avec le ton joyeux et tendu. En tant que morceau titre, il reprend les thèmes de la seconde moitié du disque – tels que les mystères, les secrets divins et les références religieuses – tout en reprenant le style musical de la première moitié.

Le voyage se termine avec « The Land of Sunset » qui nous propose un cadre calme et magique. En ainsi l’écoutant, on a l’impression de découvrir une musique perdue depuis longtemps, qu’il s’agisse de la redécouverte de paysages sonores d’une époque révolue ou de l’appel d’anciennes leçons enveloppées dans des rêveries religieuses et naturelles.

***1/2

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