L.A. Witch: « Play With Fire »

Sur ce deuxième album de L.A Witch, le trio s’exprime de manière agressive à travers les différentes époques du rock. Pour cela, le combo joue sur une caricature cool, aussi, avec un son qui donne souvent l’impression d’être accompagné d’un verre de whisky, on a l’impression qu’ils possèdent quelques vestes en cuir mais surtout on peut dire qu’ils se contrefichent de ce que l’on peut penser d’eux.

Ceci est palpable dans presque tout ce qu’ils font, dans les riffs qui vous piquent comme un piment sur la langue ou qui soulèvent de la poussière sous le chaud soleil californien. Ils canalisent l’agressivité comme un groupe de punk, en l’alimentant directement dans leur chant performatif, leurs cris stridents, leurs torsions et leurs mots qui se tordent en nœuds. L’un des thèmes de l’album est la récupération de l’agence, que ce soit d’eux-mêmes ou d’autres personnes. Avec des phrasessde type « Je suis resté trop longtemps dans ma tête » (I’ve been hanging around in my own head for too long).

Ils recherchent l’individualité, le message pour sortir des moules prescrits et aller de l’avant à votre manière et à votre rythme. Entourer cela d’un son souvent délié peut rendre certaines des chansons de cet album finalement libératrices. Cela rend encore plus frustrant le fait qu’un album et un groupe si inspirants et incendiaires puissent souffler un peu chaud et un peu froid.

Il y a des moments où le chant peut être ennuyeusement obscurci dans le mixage par rapport aux instrumentaux. Certains riffs peuvent sembler trop familiers par rapport à d’autres chansons de l’album et il y a des parties où les pauses instrumentales sont maintenues beaucoup trop longtemps. Le dernier morceau, « Starred », est une fin finalement décevante, n’étant rien d’autre qu’une grêle de bruits de guitare dysfonctionnels sans grande substance.

Play With Fire est plus décontracté que le feu pourrait nous le laisser penser. Ce n’est en aucun cas un mauvais album, il y a des moments qui sont vraiment enthousiasmants avec des crochets aigus et des sections rythmiques serrées. Les prouesses agressives de L.A Witch sont impressionnantes, mais on peut se retrouver sur le carreau en de trop nombreuses occasions.

**1/2

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